Fusion dans les paris en ligne entre Betfair et Paddy Power

mercredi 26 août 2015 10h34
 

LONDRES (Reuters) - Le groupe britannique de paris en ligne Betfair et son concurrent irlandais Paddy Power ont annoncé mercredi un accord de principe sur leur fusion, une opération de cinq milliards de livres (6,8 milliards d'euros), dernière étape en date de la concentration du secteur.

Les deux sociétés ont précisé poursuivre les discussions sur les modalités de leur rapprochement, qui devrait donner naissance à l'un des plus grands acteurs mondiaux des paris et des jeux en ligne avec un chiffre d'affaires de plus de 1,1 milliard de livres.

Si le projet aboutit, les actionnaires actuels de Paddy Power détiendront 52% du capital du nouveau groupe et ceux de Betfair le solde. Juste avant la fusion, qui devrait se faire intégralement par échange de titres, les actionnaires de Paddy Power recevraient un dividende exceptionnel de 80 millions de livres.

Le directeur général de Betfair, Breon Corcoran, un ancien de Paddy Power, est appelé à diriger le nouvel ensemble, tandis que le président de Paddy Power, Gary McGann, conserverait son titre.

La concentration du secteur des jeux et paris en ligne, un marché en forte croissance, vise à répondre entre autres à l'augmentation de la fiscalité en Grande-Bretagne et au durcissement de la réglementation.

Le mois dernier, les "bookmakers" Ladbrokes et Gala Coral ont conclu une fusion créant un groupe de 2,3 milliards de livres; parallèlement, 888 et GVC Holdings sont engagés dans un bras de fer pour la prise de contrôle de Bwin.party Digital Entertainment.

A la Bourse de Londres, l'action Betfair bondit de 16% vers 8h25 GMT à 3.021 pence. Au même moment à Dublin, Paddy Power prend 17,83% à 91,68 euros.

(Beil Maidment,; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)

 
Le groupe britannique de paris en ligne Betfair et son concurrent irlandais Paddy Power ont annoncé mercredi un accord de principe sur leur fusion, une opération de cinq milliards de livres (6,8 milliards d'euros), dernière étape en date de la concentration du secteur.  /Photo d'archives/REUTERS