En rachetant Zulily, Liberty vise les jeunes et le mobile

lundi 17 août 2015 16h49
 

(Reuters) - Liberty Interactive a annoncé lundi le rachat du distributeur en ligne Zulily pour 2,4 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros), le groupe présidé par le magnat américain John Malone voulant profiter de la jeune clientèle de sa cible et de sa forte présence sur l'internet mobile.

Dans le cadre d'une transaction en numéraire et en actions, l'entreprise propose 9,375 dollars en cash et 0,3098 nouvelle action Liberty Interactive par action Zulily, soit an total 18,75 dollars par titre.

Cette somme représente une prime de 49,2% par rapport au cours de clôture de 12,57 dollars de vendredi. Vers 16h30, le titre Zulily bondissait de 47% à Wall Street tandis l'action Liberty Interactive cédait.

Le site zulily.com, qui compte le géant chinois du commerce en ligne Alibaba parmi ses actionnaires, propose des ventes éphémères, notamment de prêt-à-porter pour les femmes et les enfants.

Liberty Interactive précise dans un communiqué que "la clientèle plus jeune de Zulily, son expertise en termes de personnalisation et son potentiel dans le e-commerce vont profiter à QVC", la filiale de Liberty regroupant ses activités de commerce en ligne.

Au cours du deuxième trimestre clos le 28 juin, 56% des commandes effectuées sur le site zulily.com l'ont été par l'intermédiaire d'un appareil nomade (smartphone, tablette), contre 49% sur la même période un an plus tôt.

La finalisation de l'opération est prévue au quatrième trimestre. L'entité issue du rapprochement génèrera un chiffre d'affaires annuel supérieur à dix milliards de dollars, selon QVC.

(Devika Krishna Kumar à Bangalore, Benoît Van Overstraeten et Myriam Rivet pour le service français)

 
Le magnat américain John Malone, président de LIberty Interactive qui a annoncé lundi le rachat du distributeur en ligne Zulily pour 2,4 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros), voulant apparemment profiter de la jeune clientèle de sa cible et de sa forte présence sur l'internet mobile. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking