Qualcomm pourrait se scinder, va supprimer 15% de ses postes

jeudi 23 juillet 2015 07h48
 

(Reuters) - Qualcomm a évoqué mercredi la possibilité d'une scission à l'issue d'une revue stratégique de ses activités, le fabricant de puces pour téléphones mobiles annonçant par ailleurs la suppression de 15% de ses effectifs tout en abaissant pour la troisième fois de l'année ses objectifs annuels.

Le groupe, confronté à une concurrence accrue du taïwanais MediaTek ainsi que d'autres sociétés chinoises spécialisées dans des puces pour des téléphones à bas coûts, a précisé qu'il allait supprimer 4.500 emplois à temps plein.

Ces suppressions de postes entrent dans la volonté du groupe de réduire ses coûts de quelque 1,4 milliard de dollars (1,28 milliard d'euros).

Alors que les annonces faites par Qualcomm, qui n'exclut pas en outre d'augmenter la rémunération de ses actionnaires, vont dans le sens de l'investisseur activiste Jana Partners, le titre du groupe reculait de 1% dans des échanges d'avant-Bourse.

En avril, Jana Partners avait en effet estimé que la division puces de Qualcomm ne valait "pratiquement rien", exhortant la société à la séparer de son segment brevets.

Qualcomm s'est mis d'accord avec Jana pour nommer deux représentants du fonds à son conseil.

Le groupe a précisé que la revue stratégique de ses activités serait terminée d'ici la fin de l'année.

Le groupe prévoit désormais un chiffre d'affaires annuel compris entre 24,5 et 25,5 milliards de dollars, contre une précédente fourchette de 25 à 27 milliards et un bénéfice par action ajusté entre 4,50 et 4,70 dollars contre 4,60-5,00 dollars précédemment.

Sur le troisième trimestre de l'exercice 2014-2015, le chiffre d'affaires a baissé de 14,3% à 5,83 milliards alors que les analystes financiers avaient anticipé 5,85 milliards selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

(Anya George Tharakan à Bangalore, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

 
Qualcomm a l'intention de mener une revue stratégique de ses activités qui pourrait se traduire par un démantèlement du fabricant de puces pour téléphones mobiles. /Photo d'archives/REUTERS/Kim Kyung-Hoon