3 juillet 2015 / 19:19 / dans 2 ans

La technologie contre la contrefaçon des marques de cognac

Certains grands acteurs du cognac redoublent d'efforts pour lutter contre la contrefaçon en Chine qui représente un important manque à gagner pour les marques. Rémy Martin, propriété du groupe Rémy Cointreau, s'apprête à lancer, à l'automne, une bouteille connectée pour son "Club", positionné entre le VSOP et le XO, dotée d'une technologie NFC intégrée au bouchon permettant d'authentifier son origine et de vérifier son intégrité. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

PARIS (Reuters) - Certains grands acteurs du cognac redoublent d‘efforts pour lutter contre la contrefaçon en Chine qui représente un important manque à gagner pour les marques, dans un pays devenu par ailleurs de plus en plus sensible aux questions de sécurité alimentaire.

Rémy Martin, propriété du groupe Rémy Cointreau, s‘apprête à lancer, à l‘automne, une bouteille connectée pour son “Club”, un cognac vendu 80 euros - positionné entre le VSOP et le XO - et destiné à prendre le relais des catégories les plus chères de la marque, laminées par les mesures anti-corruption.

La bouteille sera dotée d‘une technologie NFC intégrée au bouchon permettant d‘authentifier son origine et de vérifier son intégrité.

Après le téléchargement d‘une application sur son smartphone, le client pourra ainsi être immédiatement alerté en cas d‘ouverture préalable de la bouteille.

Cette puce anticontrefaçon permettra aussi à Rémy Martin d‘accélérer le pas dans sa communication digitale, en communiquant directement avec le consommateur et en développant toutes sortes d’applications marketing pour fidéliser sa clientèle.

Le “Club” connecté sera d‘abord disponible dans les principaux comptes-clés du groupe (karaokés, bars, night clubs) dans le pays et son prix de vente restera inchangé.

Pour éviter les remplissages frauduleux, Rémy Martin exigeait déjà de ses clients chinois qu‘ils lui restituent toutes les bouteilles vides de la marque, dûment répertoriées et numérotées.

Martell, propriété de Pernod Ricard et numéro deux mondial du cognac derrière Hennessy (groupe LVMH), a opté il y a deux ans pour un “QR” code collé sur ses flacons, qui renvoie à une page internet permettant d‘authentifier le produit.

“Nous avons 3.000 connexions par jour sur ce QR code en Chine”, a précisé un porte-parole de Pernod Ricard.

Martell s‘apprête aussi à déposer un brevet qui, selon le groupe, “va aller plus loin dans la technologie de lutte contre la contrefaçon”.

A contre-courant de ses concurrents, Hennessy n‘a quant à lui pris aucune mesure particulière de lutte contre la contrefaçon de ses flacons.

La contrefaçon de spiritueux importés en Chine ne cesse de croître et atteindrait, selon des estimations de l‘industrie, environ 25% du marché des alcools importés.

Edité par Matthieu Protard

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