Microsoft maintient ses marges au 1er trimestre

vendredi 24 octobre 2014 08h02
 

SEATTLE (Reuters) - Microsoft a publié jeudi un chiffre d'affaires trimestriel meilleur que prévu, grâce à ses ventes de tablettes Surface et à ses produits d'informatique dématérialisée ("cloud") pour les entreprises, tout en préservant ses marges bénéficiaires.

Le chiffre d'affaires du trimestre à fin septembre, premier trimestre de l'exercice décalé du géant américain des logiciels, a augmenté de 25% à 23,2 milliards de dollars (18,3 milliards d'euros) alors que les analystes prévoyaient en moyenne 22 milliards, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

En réaction, l'action Microsoft, déjà en hausse de 33% sur l'année écoulée, s'adjugeait encore 3,6% dans les transactions d'après-Bourse, à 46,65 dollars.

"Après les récentes déceptions qu'on a eues avec les résultats d'Oracle, IBM, SAP, VMware ou EMC, on peut dire que Microsoft va à rebours de la tendance avec de solides performances", commente Daniel Ives, analyste chez FBR Capital Markets.

Microsoft n'a pas dévoilé le montant de ses ventes dans le cloud, activité dont les marges se sont révélées décevantes chez la concurrence, mais il a noté qu'elles avaient augmenté de plus de 120% et que sa marge brute dans ce segment avait parallèlement augmenté de 194% en dépit des coûts d'infrastructures.

Le bénéfice du premier trimestre a baissé de 13% à 4,5 milliards de dollars, du fait d'une charge de restructuration de 1,1 milliard de dollars, tout en dépassant lui aussi le consensus avec un bénéfice par action de 54 cents contre 49 cents attendu.

La charge de restructuration, avec un impact de 11 cents sur le résultat par action, découle des 18.000 suppressions d'emplois annoncées en juillet, soit environ 14% des effectifs du groupe, concentrées pour la plupart chez Nokia dont Microsoft a repris en avril l'activité de fabrication de téléphones.

(Bill Rigby, Véronique Tison pour le service français)

 
Microsoft a vu son bénéfice baisser de 13% au cours du premier trimestre de son exercice fiscal décalé, du fait d'une charge de restructuration, mais le géant américain des logiciels n'en a pas moins agréablement surpris les analystes. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Blake