SAP abaisse sa prévision de résultat opérationnel 2014

lundi 20 octobre 2014 10h13
 

FRANCFORT (Reuters) - L'éditeur de logiciels SAP a réduit lundi sa prévision de bénéfice d'exploitation pour l'ensemble de l'exercice 2014 du fait de la tendance croissante des entreprises à s'équiper en logiciels sur internet plutôt qu'en achetant des produits physiques, ce qui repousse l'enregistrement des facturations.

Le groupe allemand anticipe désormais un bénéfice opérationnel, hors éléments ponctuels, compris entre 5,6 et 5,8 milliards d'euros, au lieu de 5,8-6,0 milliards précédemment.

L'action SAP chute de 4,96% à la Bourse de Francfort à 51,33 euros vers 08h00 GMT après cet avertissement.

SAP a fait état pour le troisième trimestre d'un bénéfice d'exploitation de 1,36 milliard d'euros, en hausse de 5%, sur un chiffre d'affaires en progression de 5% également à 4,3 milliards d'euros.

Les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un résultat de 1,37 milliard d'euros sur un chiffre d'affaires de 4,2 milliards.

Les ventes de logiciels sont ressorties à 3,6 milliards d'euros, en hausse de 7% et conformes aux attentes.

L'augmentation des ventes sur le "cloud" devrait toutefois se traduire par une hausse des bénéfices dans les trimestres qui suivent, a souligné Luka Mucic, le directeur financier, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes.

Alors que les recettes des logiciels classiques vendus sous emballage sont enregistrées avec effet immédiat, les ventes de produits dématérialisées sont enregistrées progressivement au fil des ans et elles requièrent des investissements au préalable.

"Décélérer dans le 'cloud' n'aurait absolument aucun sens", a dit Luka Mucic. "Nous accélérons autant que nous pouvons. Nous verrons les retours positifs à long terme."   Suite...

 
L'éditeur de logiciels SAP réduit sa prévision de bénéfice d'exploitation pour l'ensemble de l'exercice 2014 du fait de la tendance croissante des entreprises à s'équiper en logiciels sur internet plutôt qu'en achetant des produits physiques, ce qui repousse l'enregistrement des facturations. /Photo d'archives/REUTERS/Punit Paranjpe