BPCE s'allie à Twitter dans les paiements

lundi 13 octobre 2014 15h33
 

par Leila Abboud et Eric Auchard

PARIS/FRANCFORT (Reuters) - Le groupe bancaire français BPCE va proposer à ses clients particuliers d'effectuer des virements sécurisés via un simple tweet, une nouvelle innovation dans la révolution à l'oeuvre dans le domaine des paiements.

Les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook réfléchissent depuis plusieurs années à des solutions de paiements fiables pour smartphones ou tablettes, une diversification jugée nécessaire pour se rendre plus attirants auprès des annonceurs et monétiser leur audience.

Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, les banques, qui dominaient jusqu'ici la chaîne de valeur des transactions, sont contraintes de repenser leur positionnement, parfois en ayant recours à des alliances.

"C'est une nouvelle opportunité pour les utilisateurs de Twitter en France qui pourront ainsi s'envoyer mutuellement de l'argent, quelle que soit leur banque et sans disposer des coordonnées bancaires du bénéficiaire", soulignait début septembre Nicolas Chatillon, directeur général de S-money, la filiale de monnaie électronique de BPCE.

Twitter et BPCE communiqueront les modalités de leur partenariat et de ce nouveau service mardi matin.

L'entreprise de micro-blogging a démarré le mois dernier une série d'essais pour un nouveau service, "Twitter Buy", qui permettra à ses utilisateurs d'acheter directement les produits de plusieurs marques en passant par leur compte Twitter.

De son côté, Apple a élaboré une solution de paiement sans contact pour son iPhone 6.

"Pour Twitter, il y a une limite à leur envie de s'impliquer dans le processus de paiement proprement dit", nuance toutefois Andrew Copeman, analyste auprès du cabinet de recherche AITE Group.   Suite...

 
Le groupe bancaire français BPCE va proposer à ses clients particuliers d'effectuer des virements sécurisés via un simple tweet, une nouvelle innovation dans la révolution à l'oeuvre dans le domaine des paiements. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau