Accord en vue dans le différend UE-Chine sur les télécoms

mercredi 8 octobre 2014 18h43
 

par Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - La Chine et l'Union européenne pourraient conclure avant la fin du mois un accord pour mettre fin à leur différend de longue date sur les équipements de télécommunications, a-t-on appris auprès de sources au fait du dossier.

Le commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht, est disposé à clore son enquête sur les aides publiques présumées aux équipementiers chinois à condition que Pékin fasse des concessions.

Les importations d'équipements pour réseaux de téléphonie mobile dans l'UE se montent à un milliard d'euros par an et représentent une rude concurrence pour Ericsson - le numéro un mondial du secteur -, Nokia Siemens Networks et Alcatel-Lucent.

Dans le cadre de l'accord étudié par Pékin, la Chine s'engagerait à limiter les crédits à l'export octroyés à ses équipementiers Huawei et ZTE, selon les sources.

Les deux parties conviendraient en outre de surveiller la part de marché des équipementiers chinois en Europe et celle des européens en Chine. Elles coopéreraient enfin en matière de recherche industrielle et de standardisation dans le secteur des télécommunications.

"Les deux parties sont parvenues à un terrain d'entente sur ces quatre points et elles s'acheminent vers un accord final", a dit l'une des sources qui n'a pas souhaité être identifiée compte tenu du caractère sensible du sujet.

Selon une autre source, Karel De Gucht souhaite régler la question avant qu'il ne quitte ses fonctions le 31 octobre. "Cette enquête, c'était son dossier. Il ne veut pas le laisser à son successeur", a dit la source en précisant que le commissaire a eu des échanges au téléphone avec le ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng.

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La Chine et l'Union européenne pourraient conclure avant la fin du mois un accord pour mettre fin à leur différend de longue date sur les équipements de télécommunications. La Chine s'engagerait à limiter les crédits à l'export octroyés à ses équipementiers Huawei et ZTE. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer