Deutsche Telekom se prépare à rester aux USA malgré l'offre de Free

vendredi 26 septembre 2014 22h42
 

par Harro Ten Wolde et Sophie Sassard et Gwénaëlle Barzic

FRANCFORT/LONDRES/PARIS (Reuters) - Deutsche Telekom prépare les esprits à la possibilité qu'il reste plus longtemps que prévu aux Etats-Unis, doutant de la capacité d'Iliad à mettre sur pied une nouvelle offre suffisamment attrayante pour sa filiale T-Mobile US, selon plusieurs sources au fait du dossier.

Aucune décision n'a encore été prise, ont précisé les sources, selon lesquelles une offre "canon" du français à un prix sensiblement plus élevé et portant sur l'essentiel du capital du quatrième opérateur mobile américain pourrait faire réfléchir la maison mère.

Le groupe dirigé par Xavier Niel a engagé des discussions tous azimuts afin de trouver des partenaires susceptibles de lui permettre d'améliorer sa proposition initiale - 33 dollars par action pour 56,6% du capital - mais la marche pourrait être trop haute à gravir, ont estimé deux sources au fait de la question.

Deutsche Telekom, qui avait rejeté début août la première offre du français jugée trop basse, n'a à ce jour pas reçu de nouvelle proposition.

Une partie des dirigeants de l'opérateur historique allemand, qui cherche à se désengager de son actif américain depuis fin 2011, se demandent à présent s'ils n'auraient pas intérêt à marquer une pause pendant au moins un an avec l'espoir d'être en meilleure position pour négocier.

"Deutsche Telekom semble vraiment convaincu qu'Iliad n'arrivera pas à monter une offre améliorée satisfaisant leurs attentes en termes de prix et de synergies", a dit l'une des sources.

"C'est la raison pour laquelle ils font passer l'idée qu'ils sont prêts à rester aux Etats-Unis afin de préparer le marché dans l'éventualité où Iliad jetterait l'éponge."

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Deutsche Telekom prépare les esprits à la possibilité qu'il reste plus longtemps que prévu aux Etats-Unis, doutant de la capacité d'Iliad, maison mère de Free, à mettre sur pied une nouvelle offre suffisamment attrayante pour sa filiale T-Mobile US, selon plusieurs sources au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender