La CE veut que Gmail et WhatsApp respectent mieux la vie privée

mardi 10 janvier 2017 16h00
 

par Julia Fioretti

BRUXELLES (Reuters) - Les services de messagerie électronique tels que WhatsApp, iMessage et Gmail devront suivre des règles plus rigoureuses en matière de respect de la vie privée et de protection des données des internautes, montre une proposition présentée mardi par la Commission européenne.

Les sociétés concernées devront garantir la confidentialité des discussions de leurs usagers et devront solliciter leur consentement préalable si elles veulent les suivre à la trace sur internet dans le but de leur proposer ultérieurement des annonces ciblées.

La proposition de l'exécutif européen étend à ces services des règles qui ne concernent pour le moment que les opérateurs de télécommunications et les sociétés proposant des services d'appel et de messagerie via internet, dits "services de contournement" (Over-the-Top, OTT).

Elle comblerait ainsi ce qui est parfois perçu comme un vide juridique entre le secteur des télécoms et les géants de l'internet américains que sont Google, Facebook et Microsoft.

Les groupes télécoms pourraient donc analyser les "métadonnées" de leurs abonnés, tels que les lieux et durées de leurs appels, pour leur proposer de nouveaux services dont ils tireraient en principe le meilleur profit, ce qu'ils ne peuvent faire pour l'instant.

Le secteur des télécoms objecte cependant que le nouveau texte leur impose toujours des obligations plus strictes que celles auxquelles sont soumises les sociétés du web.

"A la différence d'autres, les 'telcos' risquent d'être privés de la possibilité d'étendre le choix du consommateur en analysant les grandes données de localisation et de trafic, en usant de l'internet des objets et des services de conduite connectée", a dit Lise Fuhr, directrice générale d'ETNO, la fédération des grands réseaux télécoms européens.

  Suite...

 
Les services de messagerie électronique tels que WhatsApp, iMessage et Gmail devront suivre des règles plus rigoureuses en matière de respect de la vie privée et de protection des données des internautes, montre une proposition présentée mardi par la Commission européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce