Orange et Bouygues discutent à nouveau mariage

mardi 5 janvier 2016 20h06
 

par Gwénaëlle Barzic et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Orange et Bouygues ont confirmé mardi avoir repris leurs discussions en vue d'un rapprochement qui pourrait ramener à trois le nombre d'opérateurs sur un marché français des télécoms éprouvé par plusieurs années de guerre des prix.

L'opération, si elle se concrétisait, constituerait une première en Europe où aucune consolidation n'a à ce jour été conduite par un opérateur historique dominant.

Objet de spéculations depuis plusieurs semaines, les discussions ont été officialisées par les deux groupes le jour où Olivier Roussat, PDG de Bouygues Telecom, devait présenter ses voeux aux salariés qui vivent depuis 18 mois au rythme des spéculations sur l'avenir de l'opérateur.

Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a assuré sur RTL qu'un éventuel rapprochement serait "socialement irréprochable" et que les discussions ne devraient pas durer au-delà de quelques semaines.

Martin Bouygues, PDG du groupe présent dans le BTP, la construction et les médias, avait encore rejeté il y a six mois une offre généreuse de 10 milliards d'euros du milliardaire Patrick Drahi, propriétaire de Numericable-SFR.

Si la valorisation discutée est équivalente, le projet d'alliance avec Orange permettrait à Bouygues de conserver un ancrage dans les télécoms en prenant une participation importante dans le numéro un français du secteur.

"L'idée est que Bouygues devienne un actionnaire de poids au capital d'Orange avec une participation assez proche de celle de l'Etat et que l'essentiel de l'opération se fasse en titres", a expliqué une source au fait du dossier.

Le rachat du troisième opérateur français par l'ancien monopole donnerait naissance à un nouveau géant contrôlant plus de 50% de parts de marché dans le mobile et le fixe.   Suite...

 
Orange et Bouygues ont confirmé mardi avoir repris leurs discussions en vue d'un rapprochement qui pourrait ramener à trois le nombre d'opérateurs sur un marché français des télécoms éprouvé par plusieurs années de guerre des prix. /Photo prise le 5 janvier 2015/REUTERS/Vincent Kessler