Le site BrandAlley, optimiste, dément toute fragilité financière

mardi 29 décembre 2015 18h34
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - BrandAlley, troisième site français de déstockage de mode, a démenti mardi toute fragilité financière et affiché des objectifs de croissance ambitieux pour 2016.

La société, rachetée en octobre 2014 par Cyril Andrino et deux partenaires à Bpifrance et aux fonds Banexi et A Plus Finance, projette de réaliser un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2015 et de dégager une marge d'Ebitda (excédent brut d'exploitation) de 4% à 5% des ventes.

"En 2016, grâce à la signature d'un partenariat stratégique au sujet duquel nous communiquerons en temps voulu, nous espérons doubler de taille", a déclaré à Reuters son PDG, Cyril Andrino, disant tabler sur une marge au moins égale à celle de 2015.

Lors de son rachat, BrandAlley accusait des pertes comprises entre 4,0 et 5,0 millions d'euros par an et ses dettes se chiffraient à 15 millions d'euros, a précisé Cyril Andrino, indiquant avoir procédé à une importante restructuration, passant par des réductions d'effectifs, la relocalisation du siège de l'entreprise et des réductions de coûts.

"NOUS DÉGAGEONS SUFFISAMMENT DE CASH"

"L'entreprise avait une structure de coûts digne d'une très grande société. Aujourd'hui, nous dégageons suffisamment de cash pour faire face à nos obligations financières", a-t-il dit, sans donner plus de précisions.

Cependant, la société a obtenu, pour cause de "graves difficultés financières", la suspension d'un jugement de la cour d'appel de Paris la condamnant à verser une amende de 530.000 euros à L'Oréal pour commercialisation de parfums hors des circuits autorisés par le groupe (Lancôme, Armani ou Yves Saint Laurent).   Suite...