Vivendi obtient quatre sièges au conseil de Telecom Italia

mardi 15 décembre 2015 21h02
 

par Agnieszka Flak et Stefano Rebaudo

ROZZANO, Italie (Reuters) - Vivendi a affirmé mardi son autorité sur Telecom Italia, dont il est le premier actionnaire, en obtenant quatre sièges au sein du conseil d'administration de l'opérateur italien tout en bloquant l'adoption d'un plan de conversion de titres d'épargne qui aurait dilué sa participation de 20,5%.

Malgré l'opposition de plusieurs fonds d'investissement contrôlant une part importante du capital de Telecom Italia, Vivendi est parvenu à faire adopter par l'assemblée générale extraordinaire (AGE) sa proposition lui octroyant quatre sièges au conseil d'administration en augmentant de 13 à 17 le nombre d'administrateurs.

Les représentants du groupe français emmené par Vincent Bolloré devraient siéger dès mercredi lors d'une réunion du conseil, a dit le président de Telecom Italia, Giuseppe Recchi.

Auparavant au cours de cette AGE, Vivendi s'est abstenu lors du vote sur le projet de conversion de six milliards de titres d'épargne en actions ordinaires.

En conséquence, cette proposition, pourtant soutenue par le conseil d'administration et la direction de Telecom Italia, n'a obtenu que 62,5% des votes, un résultat inférieur à la majorité des deux tiers requise pour son adoption.

La proposition de Vivendi sur la composition du conseil d'administration ne nécessitait en revanche qu'une majorité simple et elle a recueilli 53% de votes favorables. Cela signifie que le groupe français est parvenu à convaincre d'autres actionnaires malgré une recommandation contraire donnée à des fonds d'investissement contrôlant conjointement 65% des droits de vote.

Le président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, a qualifié l'ex-monopole italien des télécommunications de "navire sans gouvernail" tant que le conseil d'administration ne reflèterait pas le tour de table.

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Vivendi a obtenu quatre sièges au sein du conseil d'administration de Telecom Italia, dont il est le premier actionnaire, tout en bloquant l'adoption d'un plan de conversion de titres d'épargne qui aurait dilué sa participation de 20,5%. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes