Toshiba et Fujitsu envisagent une fusion de leurs PC-sources

vendredi 4 décembre 2015 10h14
 

par Makiko Yamazaki et Reiji Murai

TOKYO (Reuters) - Toshiba et Fujitsu envisagent de fusionner leurs opérations dans les ordinateurs personnels (PC), ont dit vendredi deux sources au fait du dossier.

Les discussions à ce sujet ont tout juste commencé et rien ne dit qu'elles aboutiront à un accord, ont ajouté les sources.

Plombé par un scandale comptable, Toshiba veut lever de l'argent frais. Pour cela, il a annoncé en octobre la vente de ses capteurs photo à Sony et a dit fin novembre qu'il réfléchissait à une scission puis à une mise en Bourse de l'essentiel de ses activités dans les semiconducteurs.

Fujitsu, qui avait déclaré en octobre son intention de scinder sa division PC, a dit vendredi qu'il envisageait diverses possibilités pour cette activité.

La société qui naîtrait de la fusion réaliserait un chiffre d'affaires de l'ordre de 1.200 milliards de yens (neuf milliards d'euros) et bénéficierait d'économies d'échelle qu'elle pourrait faire jouer lors des discussions avec ses fournisseurs.

Mais les analystes doutent que cela suffise à renouer avec un passé prospère dans la mesure où les deux groupes japonais ne représentent à eux deux que 6% des ventes de PC mondiales. "On ne sait pas si la nouvelle société intégrée pourrait à nouveau être compétitive au plan international", dit Takeshi Tanaka, analyste de Mizuho Securities.

Le PC représente 10% environ du chiffre d'affaires chez Toshiba et chez Fujitsu. Ce marché est dominé par Lenovo Group, HP inc et Dell.

Selon le journal Yomiuri, un accord entre Fujitsu et Toshiba n'est pas acquis dans la mesure où le second explore d'autres voies, comme des partenariats avec des concurrents étrangers.   Suite...

 
Toshiba et Fujitsu envisagent de fusionner leurs opérations dans les ordinateurs personnels (PC), selon deux sources au fait du dossier, qui précisent que les discussions ont tout juste commencé et que rien ne dit qu'elles aboutiront à un accord. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao