Altice défend les termes de son offre sur Bouygues Telecom

jeudi 25 juin 2015 21h05
 

PARIS (Reuters) - Altice, la maison mère de Numericable-SFR, a défendu jeudi point par point les termes de son offre sur Bouygues Télécom, assurant qu'elle restait sur la table en dépit de son rejet par Bouygues.

Le conseil d'administration de Bouygues a balayé mardi à l'unanimité cette offre, jugeant notamment les risques d'exécution d'un mariage entre sa filiale et Numericable-SFR trop importants au regard des enjeux de concurrence et d'emplois.

Dans un communiqué, Altice prend acte de la décision de Bouygues en regrettant néanmoins "que celui-ci, ni par ses conseils ni par ses équipes de direction, n'ait cherché à obtenir la moindre précision ou explication sur son offre avant la présentation à son conseil d'administration".

Un porte-parole d'Altice a assuré que cette offre, adressée à Bouygues le 3 juin et complétée le 21 juin, restait du point de vue de son groupe "sur la table".

Altice confirme notamment que cette offre valorise Bouygues Telecom à 10 milliards d'euros "au minimum", ajoutant que son financement est entièrement garanti par un pool bancaire.

Le groupe de l'homme d'affaires franco-israélien Patrick Drahi précise que cette opération est financée à hauteur de 60%-65% en fonds propres et à hauteur de 35%-40% en dette, "et non pas à hauteur de 10 milliards de dette comme indiqué dans des fuites à la presse".

ENGAGEMENTS SUR L'EMPLOI

Altice répond également à Bouygues en confirmant avoir conclu un accord avec Iliad, propriétaire de Free, afin de lui revendre certains actifs et éviter ainsi un veto des autorités de la concurrence. Dans le cadre de son offre, le groupe s'engage à maintenir l'emploi chez Bouygues Telecom dans les mêmes conditions que lors du rachat de SFR par Numericable.   Suite...

 
Patrick Drahi, fondateur et dirigeant d'Altice. Le groupe a défendu jeudi les termes de son offre sur Bouygues Télécom et déploré son rejet par le groupe Bouygues. Altice, la maison mère de Numericable-SFR, confirme que son offre valorisait Bouygues Telecom à 10 milliards d'euros "au minimum", ajoutant que le financement de cette offre était assuré et aqu'elle était ssortie de garanties en matière d'emplois. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer