June 25, 2015 / 5:59 PM / 2 years ago

Altice défend les termes de son offre sur Bouygues Telecom

3 MINUTES DE LECTURE

Patrick Drahi, fondateur et dirigeant d'Altice. Le groupe a défendu jeudi les termes de son offre sur Bouygues Télécom et déploré son rejet par le groupe Bouygues. Altice, la maison mère de Numericable-SFR, confirme que son offre valorisait Bouygues Telecom à 10 milliards d'euros "au minimum", ajoutant que le financement de cette offre était assuré et aqu'elle était ssortie de garanties en matière d'emplois. /Photo d'archives/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - Altice, la maison mère de Numericable-SFR, a défendu jeudi point par point les termes de son offre sur Bouygues Télécom, assurant qu'elle restait sur la table en dépit de son rejet par Bouygues.

Le conseil d'administration de Bouygues a balayé mardi à l'unanimité cette offre, jugeant notamment les risques d'exécution d'un mariage entre sa filiale et Numericable-SFR trop importants au regard des enjeux de concurrence et d'emplois.

Dans un communiqué, Altice prend acte de la décision de Bouygues en regrettant néanmoins "que celui-ci, ni par ses conseils ni par ses équipes de direction, n'ait cherché à obtenir la moindre précision ou explication sur son offre avant la présentation à son conseil d'administration".

Un porte-parole d'Altice a assuré que cette offre, adressée à Bouygues le 3 juin et complétée le 21 juin, restait du point de vue de son groupe "sur la table".

Altice confirme notamment que cette offre valorise Bouygues Telecom à 10 milliards d'euros "au minimum", ajoutant que son financement est entièrement garanti par un pool bancaire.

Le groupe de l'homme d'affaires franco-israélien Patrick Drahi précise que cette opération est financée à hauteur de 60%-65% en fonds propres et à hauteur de 35%-40% en dette, "et non pas à hauteur de 10 milliards de dette comme indiqué dans des fuites à la presse".

Engagements Sur L'emploi

Altice répond également à Bouygues en confirmant avoir conclu un accord avec Iliad, propriétaire de Free, afin de lui revendre certains actifs et éviter ainsi un veto des autorités de la concurrence. Dans le cadre de son offre, le groupe s'engage à maintenir l'emploi chez Bouygues Telecom dans les mêmes conditions que lors du rachat de SFR par Numericable.

Altice donne en outre des gages à l'Etat, qui s'était inquiété des conséquences d'une telle opération sur l'emploi et les investissements dans des réseaux à haut débit.

Elle aurait eu pour conséquence de ramener le marché français des télécoms à trois opérateurs, contre quatre actuellement depuis l'arrivée de Free début 2012. Elle aurait aussi donné naissance à un nouveau leader du marché français, devant l'opérateur historique Orange.

Mais le gouvernement redoutait surtout qu'un mariage entre Bouygues Telecom et Numericable-SFR ne remette en cause la vente des fréquences 700 MHz pour laquelle il doit lancer une procédure d'enchères cette année afin d'accélérer le déploiement de la 4G sur l'ensemble du territoire.

Grâce à ces enchères, dont la procédure a été calibrée sur la base de quatre opérateurs, l'Etat espère récolter près de 2,5 milliards d'euros de recettes déjà inscrites dans le projet de loi de Finances 2015 au titre des crédits pour la Défense.

Là aussi, Altice se veut rassurant. Il dit s'être engagé à continuer d'augmenter ses investissements en France, notamment dans le déploiement de la fibre, et à "participer pleinement" à l'appel d'offres sur les fréquences 700 Mhz.

Jean-Michel Bélot, avec la contribution de Tim Hepher

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