L'UE informe les plaignants de ses griefs contre Google

jeudi 18 juin 2015 18h55
 

LONDRES (Reuters) - La Commission européenne a informé 19 sociétés accusant Google d'abus de position dominante des reproches qu'elle a formellement adressés au géant américain d'internet, en leur donnant un mois pour réagir, a dit l'une d'elles jeudi.

Google est soupçonné de tromper les consommateurs et ses concurrents en altérant les résultats de son moteur de recherches de telle manière qu'ils favorisent ses propres services.

Conformément à la procédure européenne dans les litiges relatifs au respect de la concurrence, l'exécutif européen a adressé en avril à Google une "communication des griefs" détaillant les reproches qui lui sont faits. C'est ce document que la Commission a désormais également envoyé aux plaignants.

Dix-neuf sociétés, dont Microsoft, TripAdvisor ou encore le site français de comparaison de prix Twenga, devraient recevoir chacune un exemplaire.

"Nous avons reçu aujourd'hui la communication rédigée des griefs. Nous sommes invités à y réagir dans un délai de quatre semaines. Elle est assortie d'une stricte confidentialité et nous ne pouvons donc rien révéler à son sujet à quiconque hormis nos conseillers juridiques", a dit l'une des sociétés plaignantes.

La Commission européenne a refusé de s'exprimer sur le sujet tandis qu'il n'a pas été possible de joindre un représentant de Google.

L'exécutif européen pourrait imposer à Google une amende représentant 10% de son chiffre d'affaires mondial, soit 6,6 milliards de dollars (5,78 milliards d'euros), si les reproches s'avéraient fondés.

(Foo Yun Chee, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

 
La Commission européenne a informé 19 sociétés accusant Google d'abus de position dominante des reproches qu'elle a formellement adressés au géant américain d'internet, en leur donnant un mois pour réagir. Google est soupçonné de tromper les consommateurs et ses concurrents en altérant les résultats de son moteur de recherches de telle manière qu'ils favorisent ses propres services. /PHoto prise le 15 avril 2015/REUTERS/Dado Ruvic