Le gouvernement dévoile son plan pour l'ère numérique

jeudi 18 juin 2015 15h09
 

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a présenté jeudi des orientations censées permettre à la France de prendre la mesure du poids grandissant du numérique dans l'économie, la vie quotidienne et les services publics.

La "stratégie numérique" dévoilée Manuel Valls s'inspire du rapport du Conseil national du numérique (CNNum), élaboré à partir de 17.000 contributions, pour, a-t-il dit, former une "République numérique".

"Sa devise, c'est la liberté d'innover, l'égalité des droits, la fraternité d'un numérique accessible à tous et l'exemplarité d'un Etat qui s'adapte et se modernise", a dit le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse.

Si l'aspect économique est majeur et a déjà été développé à travers la "French Tech", une labellisation et un soutien aux start-ups françaises, ou la présentation du plan "Industries du futur", le gouvernement entend aussi donner un cadre aux usages de l'internet.

Il prévoit notamment d'inscrire dans la loi une définition précise de la "neutralité du net", principe d'un accès universel et de gestion des flux de données sans discrimination.

Cette définition sera formalisée dans la loi numérique portée par la secrétaire d'Etat Axelle Lemaire qui, fait inédit, sera soumise à consultation publique dès la fin du mois. Les contributions serviront notamment à trouver cette définition.

Le texte sera ensuite amendé avant d'être transmis aux autorités de contrôle puis examiné au Parlement, à l'automne.

La question de la neutralité du net pourrait causer des remous alors que la Commission européenne est en train de mettre au point sa propre stratégie numérique et entend éviter que chaque Etat ne définisse ses propres critères.   Suite...

 
Le gouvernement a présenté jeudi des orientations censées permettre à la France de prendre la mesure du poids grandissant du numérique dans l'économie, la vie quotidienne et les services publics. La "stratégie numérique" dévoilée Manuel Valls s'inspire du rapport du Conseil national du numérique (CNNum), élaboré à partir de 17.000 contributions. /Photo prise le 15 juin 2015/REUTERS/Benoît Tessier