Les créateurs de jeux au défi de l'Apple Watch

vendredi 5 juin 2015 14h18
 

par Julia Love

NEW YORK (Reuters) - Quand Maximo Cavazzani, créateur de Trivia Crack, le célèbre jeu de questions-réponses pour mobile, a appris qu'Apple travaillait à une nouvelle montre connectée, il a voulu en proposer une version qui lui était adaptée.

Mais les contraintes étaient de taille.

Le petit écran et le processeur compact demandaient notamment une animation plus simple. Et les fenêtres publicitaires grâce auxquelles les applications mobiles sont rentables ne fonctionnaient pas.

Les concepteurs, comme Maximo Cavazzani, sont généralement optimistes quant aux possibilités offertes par le premier appareil développé sous l'ère de Tim Cook, le directeur général du groupe de Cuppertino, mais beaucoup pensent que les applications pour petits écrans exigent une nouvelle approche.

Comme pour l'iPhone et l'iPad, le succès de l'Apple Watch - donc ses ventes - dépendra en grande partie des applications proposées par les développeurs.

"Vous pouvez faire des trucs cool, mais bien sûr il y a des limites", explique Maximo Cavazzani et gagner de l'argent "est un peu plus compliqué si l'application n'est pas payante - il n'y a pas moyen d'ajouter des publicités et pas moyen de faire des achats via l'application".

Apple a certes mis en avant les fonctionnalités de sa montre (on peut surveiller sa santé et sa forme, notamment) et son style pour convaincre les consommateurs, mais les jeux sont quelques-unes des applications les plus lucratives sur l'iPhone.

Sur les quelque 5.600 applications créées pour l'Apple Watch, 10% sont des jeux, contre 20% pour tous les appareils fonctionnant sur iOS, le système d'exploitation d'Apple, selon App Annie, société spécialisée dans l'analyse de données mobiles.   Suite...

 
Les concepteurs de jeux sont généralement optimistes quant aux possibilités offertes par l'Apple Watch, mais beaucoup pensent que les applications pour de petits écrans exigent une nouvelle approche. /Photo prise le 24 avril 2015/REUTERS/Issei Kato