Avago avale Broadcom, une fusion record dans les puces

jeudi 28 mai 2015 19h15
 

par Supantha Mukherjee et Abhirup Roy

(Reuters) - Avago Technologies a annoncé jeudi le rachat de son compatriote américain Broadcom pour 37 milliards de dollars (33,9 milliards d'euros), une acquisition sans équivalent dans le secteur des semi-conducteurs qui vise à le renforcer dans les puces pour mobiles et les réseaux de données.

Avago propose aux actionnaires de Broadcom 17 milliards de dollars en numéraire auxquels s'ajouteraient des actions pour un montant total d'environ 20 milliards.

Avec un chiffre d'affaires de quelque 15 milliards de dollars par an, le nouvel ensemble sera le numéro trois du secteur des semi-conducteurs aux Etats-Unis derrière Intel et Qualcomm.

Le projet d'Avago représente selon les calculs de Reuters une prime d'environ 28% sur le cours de clôture de Broadcom mardi soir, avant que le Wall Street Journal se fasse l'écho de discussions entre les deux groupes. Mercredi, le cours de Broadcom a gagné jusqu'à 23% en séance, celui d'Avago jusqu'à 10%.

Malgré la confirmation de la fusion, les deux titres retombaient un peu jeudi avec Broadcom en baisse de 2,5% vers 17h10 GMT et Avago en repli de 0,4%.

Broadcom, basé à Irvine en Californie, fabrique des semi-conducteurs pour des produits comme les décodeurs, les téléphones portables et les équipements de réseaux.

Il est surtout réputé pour ses puces de connectivité qui intègrent les technologies Wi-Fi et Bluetooth et équipent les smartphones d'Apple et de Samsung Electronics, mais son modèle a montré des limites l'an dernier avec une croissance de seulement 1,5% de son chiffre d'affaires.

Le rachat de Broadcom permettra à Avago d'élaborer des offres intégrées à destination du marché des réseaux, estimait Romit Shah, analyste de Nomura, dans une note publiée mercredi.   Suite...

 
Le groupe américain de semi-conducteurs Avago Technologies a conclu le rachat de son compatriote et concurrent Broadcom pour 37 milliards de dollars (33,9 milliards d'euros) payables en numéraire et en titres. /Photo d'archives/REUTERS/Edgar Su