Le rêve américain d'Altice intact après l'échec sur TMC

mardi 26 mai 2015 20h48
 

par Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Patrick Drahi, le propriétaire du groupe de télécoms Altice, maison-mère de Numericable, reste déterminé à se développer aux Etats-Unis malgré l'échec de sa tentative de rachat de Time Warner Cable, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Après avoir franchi l'Atlantique la semaine dernière avec l'achat du câblo-opérateur américain Suddenlink pour 9,1 milliards de dollars, Patrick Drahi a également mené des discussions préliminaires avec Time Warner Cable sur lequel il a envisagé une offre, ont déclaré des sources à Reuters.

L'homme d'affaires franco-israélien de 51 ans a été battu sur la dernière ligne droite par Charter Communications, soutenu par son mentor devenu son principal rival, le magnat américain du câble John Malone.

Charter a proposé de racheter Time Warner Cable pour 56 milliards de dollars, afin de rapprocher les numéros deux et trois du câble aux Etats-Unis, sous réserve du feu vert des autorités de la concurrence.

Altice n'a pas l'intention de surenchérir sur TWC, ont déclaré deux source lundi soir.

"Il y a beaucoup d'autres câblo-opérateurs aux Etats-Unis en dehors de Time Warner et Altice a toujours l'intention de jouer un rôle dans la consolidation à venir du marché américain", a dit l'une de ces sources.

Mais rater une aussi belle cible signifie qu'Altice aura plus de mal à tracer sa route aux Etats-Unis, une fois que les dernières opérations en date auront redessiné les frontières, soulignent des analystes.

Patrick Drahi devra en outre agir vite s'il veut réaliser la mission qu'il s'est fixée après le rachat de Suddenlink, à savoir qu'Altice génère un jour la moitié de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis.   Suite...

 
Patrick Drahi, le propriétaire du groupe de télécoms Altice, maison-mère de Numericable, reste déterminé à se développer aux Etats-Unis malgré l'échec de sa tentative de rachat de Time Warner Cable, selon des sources proches du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer