Charter rachète Time Warner Cable pour 78,7 milliards de dollars

mardi 26 mai 2015 20h03
 

par Abhirup Roy

NEW YORK (Reuters) - Charter Communications, le troisième câblo-opérateur américain, a annoncé mardi une offre d'achat du numéro deux du secteur, Time Warner Cable, pour 78,7 milliards de dollars (72,2 milliards d'euros) - dette incluse - avec pour ambition de créer une entité capable de concurrencer le numéro un Comcast.

Le rapprochement entre Charter Communications et Time Warner Cable marque une nouvelle étape de la consolidation en cours au moment où le secteur de la télévision payante traditionnelle stagne face à l'émergence des nouveaux modes de consommation en ligne de programmes audiovisuels que symbolise Netflix.

Sur le marché de la vidéo, la nouvelle entié occuperait le troisième rang avec 17,3 millions d'abonnés, derrière Comcast et l'entité qui serait issue du projet de fusion entre AT&T et DirecTV, selon une présentation de Charter.

Dans un communiqué commun, les deux entreprises ont précisé que l'offre de Charter, dont le magnat des médias et télécoms John Malone est le principal actionnaire via son groupe Liberty Broadband, valorisait l'action Time Warner Cable à 195,71 dollars, contre 171,80 dollars en clôture vendredi.

Dette comprise, la transaction en numéraire et en actions valorise Time Warner Cable à 78,7 milliards de dollars.

Charter propose 100 dollars en numéraire et 0,5409 action Charter par titre TWC, ce qui représente nettement plus que sa première offre, d'un montant total de 37 milliards de dollars, que Time Warner Cable avait rejetée l'an dernier.

Sur la base du passif inclus, c'est la sixième plus grosse fusion jamais réalisée aux Etats-Unis, selon des données de Thomson Reuters.

La fusion prend de vitesse le français Altice, le groupe de Patrick Drahi qui discute avec plusieurs banques du financement d'une offre concurrente sur TWC.   Suite...

 
Le troisième câblo-opérateur américain Charter Communications a annoncé mardi le rachat du numéro deux Time Warner Cable dans le cadre d'une transaction en numéraire et en actions de 78,7 milliards de dollars (72,2 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Mike Blake