Altice discute d'un rachat de Suddenlink

mercredi 20 mai 2015 07h19
 

(Reuters) - Le groupe français Altice est en discussions avancées en vue d'un rachat du câblo-opérateur américain Suddenlink Communications, une opération dont le montant pourrait atteindre jusqu'à dix milliards de dollars (neuf milliards d'euros), dette comprise, a-t-on appris mardi de deux sources proches du dossier.

L'acquisition, qui pourrait être annoncée dans les prochains jours, n'a pas encore été finalisée et les discussions peuvent encore échouer.

Suddenlink compte 1,43 million de clients dans le sud et la région du Midwest des Etats-Unis. Il est pour l'instant contrôlé par le groupe de capital-investissement BC Partners et un fonds de pension canadien.

Un succès des pourparlers permettrait à Altice, dirigé par l'homme d'affaires Patrick Drahi, de prendre pied pour la première fois sur le marché américain de la télévision par câble.

Il marquerait aussi la poursuite de la stratégie d'acquisitions menée à grand train par Altice depuis son entrée en Bourse en janvier 2014. L'an dernier, le groupe a racheté SFR, le deuxième opérateur mobile français, qu'il a fusionné avec le câblo-opérateur Numericable pour créer Numericable-SFR.

Il a bouclé au début du mois le rachat des 20% que Vivendi, ex-maison mère de SFR, détenait encore dans le nouvel ensemble.

Altice a aussi acquis récemment les actifs portugais du brésilien Oi et un autre opérateur en République dominicaine.

Un rachat de Suddenlink pourrait en revanche éloigner la perspective d'une poursuite de la consolidation du marché français, sur lequel Altice se présente comme un acteur naturel de la consolidation du marché de la téléphonie mobile, donc un acquéreur possible de Bouygues Telecom.

Ce dernier a toutefois réaffirmé récemment sa volonté de demeurer indépendant.   Suite...

 
Altice, dirigé par l'homme d'affaires Patrick Drahi, est en discussions avancées en vue d'un rachat du câblo-opérateur américain Suddenlink Communications, une opération dont le montant pourrait atteindre jusqu'à dix milliards de dollars (neuf milliards d'euros), dette comprise, selon deux sources proches du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer