Alcatel-Lucent résiste au 1er trimestre, défend le projet Nokia

jeudi 7 mai 2015 10h14
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent, qui est en voie d'être racheté par son concurrent Nokia, a sensiblement amélioré sa marge au premier trimestre en dépit d'un recul des investissements aux Etats-Unis, son premier marché, et au Japon.

La forte demande pour ses produits de nouvelle génération comme les routeurs internet ainsi qu'une proportion supérieure à la normale de ventes de logiciels ont permis à l'équipementier télécoms de tirer son épingle du jeu dans un contexte difficile qui a vu ses concurrents trébucher.

Le numéro un mondial Ericsson de même que Nokia ont été sanctionnés en Bourse après des trimestriels jugés particulièrement décevants.

A 10h07, l'action d'Alcatel-Lucent avance de 3,49% à 3,32 euros, signant la plus forte hausse du CAC 40 qui recule de 1% au même moment. Elle retrouve ainsi quelques couleurs après avoir dégringolé de près de 30% depuis l'annonce mi-avril de son rachat par Nokia, qui a de son côté perdu plus de 25%.

"La bonne surprise sur le chiffre d'affaires et sur la marge brute sont impressionnantes, en particulier dans le contexte de la faiblesse des investissements en Amérique du Nord et des résultats très décevants de Nokia et Ericsson sur ce front", estime Pierre Ferragu, analyste à Bernstein Research.

Alexandre Peterc, d'Exane BNP Paribas, relève en particulier la solidité des ventes de logiciels, à rebours des piètres résultats enregistrés en la matière par Ericsson et Nokia.

Certains analystes estiment qu'une forte divergence des performances des futurs mariés pourraient remettre en question les modalités de l'offre de rachat toute en titres de Nokia, qui valorise Alcatel-Lucent à 15,6 milliards d'euros.

Odey Asset Management, deuxième actionnaire d'Alcatel avec 5% du capital, a fait savoir dans une lettre aux investisseurs qu'il ne présenterait pas ses titres, jugeant le prix de l'offre trop bas.   Suite...

 
Alcatel-Lucent, qui est en voie d'être racheté par son concurrent Nokia, fait état d'une perte nette part du groupe au titre du premier trimestre de 72 millions d'euros, pénalisé par le ralentissement des dépenses des opérateurs télécoms américains. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann