L'UE enquête sur le commerce en ligne transfrontalier

mercredi 6 mai 2015 13h46
 

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a ouvert mercredi une enquête sur le commerce en ligne transfrontalier dans le cadre de ses efforts pour supprimer les obstacles aux ventes sur internet d'un pays à un autre, une procédure susceptible d'affecter des géants du secteur tels qu'Amazon mais aussi des distributeurs traditionnels.

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, avait annoncé en mars son intention de mener des investigations sectorielles dans le commerce électronique.

Elle soupçonnait l'existence de nombreux freins au développement de ces ventes en ligne, notamment en raison du comportement supposé de certaines entreprises pour bloquer délibérément ce type d'échanges.

Selon la Commission européenne, alors qu'un consommateur sur deux a fait des achats en ligne en 2014, seuls 15% l'ont fait dans un pays autre que le leur en raison d'obstacles tels que la langue, des lois différentes ou des pratiques anti-concurrentielles.

"Avec cette enquête sectorielle, j'entends déterminer l'étendue de ces obstacles et leurs effets sur la concurrence et les consommateurs. S'ils s'avèrent préjudiciables à la concurrence, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures coercitives en application des règles de concurrence de l’UE", précise Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.

Cette dernière présentera un rapport préliminaire, pour consultation, vers le milieu de l'année prochaine avec un texte définitif prévu au premier trimestre 2017.

(Foo Yun Chee; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)

 
La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. La Commission européenne a ouvert mercredi une enquête sur le commerce en ligne transfrontalier dans le cadre de ses efforts pour supprimer les obstacles aux ventes sur internet d'un pays à un autre, une procédure susceptible d'affecter des géants du secteur tels qu'Amazon mais aussi des distributeurs traditionnels. /Photo prise le 22 avril 2015/REUTERS/Yves Herman