Comcast renonce au rachat de Time Warner Cable

vendredi 24 avril 2015 23h03
 

par Devika Krishna Kumar

(Reuters) - Les câblo-opérateurs américains Comcast et Time Warner Cable ont annoncé vendredi l'abandon de leur projet de fusion d'un montant de 45 milliards de dollars (41,5 milliards d'euros), qui se heurtait à l'opposition des autorités de la concurrence.

Cet échec laisse le champ libre à d'éventuelles nouvelles offres sur Time Warner Cable mais il pourrait aussi freiner l'activité des fusions-acquisitions dans le secteur du câble aux Etats-Unis, qui a connu ces dernières années une phase de consolidation rapide, encouragée par l'essor de la télévision par satellite et l'émergence sur internet de nouveaux entrants comme Netflix.

Néanmoins, Charter Communications a ouvert des discussions avec Time Warner Cable en vue de le racheter, selon une source proche du dossier. Charter a contacté des banques ces dernières semaines dans le but de monter le financement d'une éventuelle offre, donc avant même que Comcast eut annoncé qu'il jetait l'éponge.

Charter s'est abstenu de tout commentaire. Time Warner n'était pas joignable dans l'immédiat. Cette information relative à Charter avait été donnée dans un premier temps par Bloomberg.

A Wall Street, l'action Comcast a fini sur un gain de 0,7%, tandis que Time Warner Cable a pris 4,4% et que Charter a avancé de 1,3%.

Charter Communications avait en vain tenté de racheter Time Warner Cable l'an dernier et son actionnaire majoritaire, Liberty Media, a depuis clairement dit qu'il restait intéressé.

"La pression en faveur d'une consolidation d'un secteur très concurrentiel va se maintenir", estime John Tinker, analyste de Maxim Group.

Les analystes de Needham pariaient pour leur part sur une offre de Charter sur Time Warner Cable "au cours des trois prochains mois".   Suite...

 
Les câblo-opérateurs américains Comcast et Time Warner Cable ont annoncé vendredi l'abandon de leur projet de fusion d'un montant de 45 milliards de dollars (41,5 milliards d'euros), qui se heurtait à l'opposition des autorités de la concurrence. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Galbraith