Les trimestriels de SAP conformes aux attentes grâce à l'euro

mardi 21 avril 2015 09h55
 

par Harro Ten Wolde

FRANCFORT (Reuters) - Le groupe allemand de logiciels d'entreprise SAP a annoncé mardi une hausse de 15% de son bénéfice d'exploitation au premier trimestre, favorisée par la faiblesse de l'euro alors que ses investissements dans l'informatique dématérialisée ("cloud") pèsent sur ses marges.

Le numéro un européen du secteur a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un bénéfice d'exploitation hors exceptionnels de 1,06 milliard d'euros, conforme à la moyenne des estimations d'analystes recueillies par Reuters.

Son chiffre d'affaires a progressé de 22% sur la période à 4,5 milliards d'euros, grâce aux effets de change, à la bonne tenue du marché en Europe et à l'acquisition de Concur, un spécialiste américain des logiciels de gestion des dépenses racheté pour 7,3 milliards de dollars.

Les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 4,25 milliards seulement.

A la Bourse de Francfort, l'action SAP gagne 2,36% en début de séance à 69 euros, la meilleure performance de l'indice Dax, qui prend 1,41%.

"Le chiffre d'affaires est vraiment solide mais le résultat décevant", résume un trader à Francfort.

Les résultats de SAP tranchent ainsi avec ceux de l'américain IBM, qui a fait état lundi d'une baisse de 12% de son chiffre d'affaires sur janvier-mars, son douzième trimestre consécutif de recul de ses ventes, conséquence d'une stratégie privilégiant les cessions d'activités déficitaires pour privilégier les plus rentables.

Hors effets de change, le bénéfice d'exploitation de SAP accuse un recul de 2% et sa marge d'exploitation revient à 23,5% contre 24,8% au premier trimestre de l'an dernier.   Suite...

 
Le groupe allemand SAP, premier éditeur européen de logiciels, a vu son bénéfice d'exploitation progresser de 15% au premier trimestre, favorisée par la faiblesse de l'euro, qui a compensé l'impact sur ses marges de l'essor des ventes de logiciels dématérialisés ("cloud"). /Photo d'archives/REUTERS/Cathal McNaughton