Michel Combes a poussé pour un rachat global d'Alcatel par Nokia

mercredi 15 avril 2015 09h17
 

PARIS (Reuters) - Le directeur général d'Alcatel-Lucent Michel Combes a déclaré mercredi avoir plaidé auprès de Nokia pour une offre portant sur la globalité de son entreprise, estimant que le scénario alternatif d'une cession de la seule activité mobilité ne garantissait pas la viabilité à terme du franco-américain.

Les deux équipementiers ont annoncé mercredi la conclusion d'un protocole d'accord prévoyant le rachat d'Alcatel-Lucent via une offre publique d'échange de titres valorisant ce dernier à 15,6 milliards d'euros.

Les spéculations qui ont précédé l'officialisation de ce projet envisageaient plutôt un rachat par Nokia de la seule partie 'mobile' du groupe, considérée comme fragile car n'ayant pas la taille critique face aux concurrents.

"Nokia nous avait approché sur le mobile mais j'ai jugé que ce n'était pas la meilleure voie possible pour l'entreprise", a déclaré à Reuters Michel Combes, estimant qu'une telle opération risquait de faire d'Alcatel "une entreprise qui aurait été trop spécialisée et n'aurait pas eu la taille suffisante".

Michel Combes a par ailleurs indiqué que l'activité de câbles sous-marins d'Alcatel-Lucent n'était pas concernée par l'offre de rachat de Nokia, ajoutant que cette division connaîtrait un destin propre via éventuellement une introduction en Bourse.

Prié de dire s'il prendrait la fonction de vice-président du conseil d'administration de la future entité combinée, réservée à Alcatel dans le cadre du projet de transaction, il a répondu par la négative.

"J'ai décidé dès le début que je faciliterai la transaction en disant que j'étais prêt à me mettre en retrait pour la réussite du projet", a-t-il expliqué.

(Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud, édité par Dominique Rodriguez)

 
Le directeur général d'Alcatel-Lucent Michel Combes a déclaré avoir plaidé auprès de Nokia pour une offre portant sur la globalité de son entreprise, estimant que le scénario alternatif d'une cession de la seule activité mobilité ne garantissait pas la viabilité à terme du franco-américain. Il a par ailleurs indiqué que l'activité de câbles sous-marins d'Alcatel-Lucent n'était pas concernée par l'offre de rachat de Nokia, ajoutant que cette division connaîtrait un destin propre via éventuellement une introduction en Bourse. /Photo prise le 6 février 2015/REUTERS/Philippe Wojazer