RPT-Les "anti-Google" reprennent espoir avec Margrethe Vestager

vendredi 10 avril 2015 10h46
 

par Foo Yun Chee

BRUXELLES (Reuters) - Répétition: bien lire Mariniello à l'avant-dernier paragraphe.

Après quatre années d'hésitation de l'Union européenne (UE), Michael Weber, fondateur du site allemand de cartographie Hot-Map.com, n'attendait plus grand chose de sa plainte contre le géant américain Google, mais il reprend confiance avec l'arrivée de la nouvelle commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager.

Au sortir d'un entretien avec l'ex-ministre de l'Economie danoise, l'entrepreneur allemand a dit retrouver l'espoir que l'UE sanctionnera le géant américain de l'internet, qu'il tient pour responsable de ses difficultés.

Arrivée à Bruxelles en novembre, Margrethe Vestager, 46 ans, a hérité de ce dossier sensible laissé par son prédécesseur Joaquin Almunia.

A la suite d'une dizaine de plaintes, Almunia avait ouvert une enquête en 2010 et estimé dans un premier temps que Google avait pu nuire à la concurrence en favorisant ses propres produits et services dans les recherches sur internet et en privant ses annonceurs de la possibilité de transférer leurs campagnes sur des plates-formes rivales.

Depuis lors, Google a soumis trois propositions de règlement, la dernière il y a un peu plus d'un an. Almunia semblait vouloir l'accepter mais a changé d'avis six mois plus tard, laissant au bout du compte la décision à son successeur.

A ce jour, Margrethe Vestager n'a rien laissé filtrer de ses intentions, indiquant seulement qu'elle ne céderait pas à la précipitation. "Je ne pense pas que la priorité devrait être d'aller vite", a-t-elle déclaré à Reuters. "Bien sûr c'est bien d'aller vite, mais c'est encore mieux d'être juste."

Malgré cette prudence affichée, les responsables de plusieurs sociétés plaignantes reçues par la nouvelle commissaire se sont dits plus optimistes.   Suite...

 
Arrivée à Bruxelles en novembre, la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a hérité du dossier Google laissé par son prédécesseur Joaquin Almunia. A la suite d'une dizaine de plaintes, Almunia avait ouvert une enquête en 2010. Malgré la prudence affichée par Margrethe Vestager, les responsables de plusieurs sociétés plaignantes reçues par la nouvelle commissaire se sont dits plus optimistes.  /Photo d'archives/REUTERS/Eric Vidal