Le "bras armé" de la cyberdéfense en état de vigilance à Paris

jeudi 9 avril 2015 20h11
 

par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) - Dans un immeuble situé le long des quais de Paris, quatre cybersoldats scrutent les réseaux du ministère de la Défense. Sur un des écrans siglés "confidentiel défense", les alertes signalant les cyberattaques apparaissent classées en trois catégories suivant leur risque : faible, moyen ou élevé.

Jeudi 9 avril vers 16h, entre 9.000 et 10.000 alertes avaient été recensées depuis le début de la journée par le Calid, le centre d'analyse de lutte informatique défensive.

Un seul incident a été ouvert : il concerne une potentielle exfiltration de données de militaires après la cyberattaque subie mercredi soir par la chaîne de télévision TV5 Monde.

Cette attaque, jugée "sérieuse" par les autorités, a été revendiquée par des individus se réclamant de l'Etat islamique qui ont diffusé des messages menaçants à l'égard des soldats français engagés dans la lutte contre l'EI.

"Le cybercalifat (nom du groupe-NDLR) a dit qu'il avait des données sur des militaires, on est chargé de regarder si ces données ont été mises en ligne", explique le chef du Calid, le lieutenant-colonel Dupuy.

"Une centaine de fichiers ont été mis en ligne, on est en train de vérifier ces données (...) de regarder s'il y a effectivement des militaires", ajoute le lieutenant-colonel Dossé, chargé de la lutte cyber à l'état-major des armées.

A la suite de cette attaque, des recommandations vont être émises à destination des "personnes susceptibles d'être visées" afin de mettre en place certaines mesures et de rappeler des consignes de base.

"Les attaques passent par plusieurs étapes, elles pourraient être bloquées par des mesures d'hygiène, de vigilance", souligne-on au Calid.   Suite...

 
Jeudi 9 avril vers 16h, entre 9.000 et 10.000 alertes avaient été recensées depuis le début de la journée par le centre d'analyse de lutte informatique défensive (Calid), à Paris. Un seul incident a été ouvert : une potentielle exfiltration de données de militaires après la cyberattaque subie mercredi soir par la chaîne de télévision TV5 Monde et revendiquée par des individus se réclamant de l'Etat islamique. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel