Les discussions entre Intel et Altera auraient été rompues

jeudi 9 avril 2015 17h03
 

(Reuters) - Les discussions de fusion entre les fabricants de processeurs Intel et Altera ont été rompues, rapporte jeudi CNBC, citant des sources non identifiées.

Les deux groupes n'ont pas réussi à s'entendre sur le prix, précise la chaîne américaine d'informations financières.

La décision ne survient que deux semaines après des informations selon lesquelles Intel, qui cherche à se développer dans d'autres marchés que celui du PC en phase de déclin, discutait du rachat de son concurrent pour un montant pouvant atteindre 10 milliards de dollars.

A la clôture de mercredi, la capitalisation boursière d'Altera était de 12,6 milliards de dollars. Le titre avait déjà pris plus de 20% par rapport à son cours de clôture avant les premières informations du Wall Street Journal révélant l'existence de discussions de fusion le 27 mars.

Personne n'était disponible dans l'immédiat chez Intel et Altera pour commenter ces informations.

Si les discussions avaient abouti, elles auraient donné lieu à la plus grosse acquisition d'Intel de son histoire, plus importante que le rachat, pour 7,7 milliards de dollars, de l'éditeur de logiciels de sécurité McAfee en 2011.

Intel était surtout attiré par la ligne de puces programmables d'Altera, de plus en plus utilisées dans les centres de données et qui peuvent être personnalisées pour des fonctions spécifiques telles que la recherche sur internet ou la mise à jour de sites de réseaux sociaux par exemple.

Le marché attend de nouvelles fusions et acquisitions dans le secteur depuis l'annonce en mars du rachat par le fabricant de semi-conducteurs NXP de son rival Freescale pour 11,8 milliards de dollars.

En 2014, les opérations de ce type dans les semi-conducteurs ont représenté un montant total de 31 milliards de dollars, leur plus haut niveau depuis 2011, selon les données Thomson Reuters.   Suite...

 
Les discussions de fusion entre les fabricants de processeurs Intel et Altera ont été rompues, selon CNBC, citant des sources non identifiées. /Photo prise le 6 janvier 2015/REUTERS/Rick Wilking