La mise en orbite de deux satellites relance le programme Galileo

samedi 28 mars 2015 11h58
 

KOUROU, Guyane française (Reuters) - Le lanceur russe Soyouz a mis en orbite vendredi les satellites 7 et 8 de la constellation Galileo, relançant le projet européen de système de géolocalisation sept mois après l'échec retentissant d'une mission semblable.

Le programme Galileo permettra à l'Union européenne de disposer de son propre système mondial de navigation par satellite, sous contrôle civil, en concurrence avec le Global Positioning System (GPS) américain.

La constellation atteindra à terme un déploiement de 30 satellites. Après le succès de vendredi, huit sont désormais en orbite.

La fusée a décollé vendredi à 18h46 locales (21h46 GMT) du Centre spatial guyanais, à Sinnamary, en Guyane française.

Plus de cinq heures après le décollage de Soyouz, et une heure et demie après la séparation effective des satellites, l'annonce du succès de la mission a été accueillie par des applaudissements dans la salle de contrôle Jupiter.

"Les satellites sont sur l'orbite où ils devaient être", a annoncé le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël.

"Les satellites vont très très bien. Les panneaux solaires sont déployés", a ajouté Didier Faivre, directeur de la navigation pour les programmes de l'Agence spatiale européenne (Esa).

D'une masse au décollage de 715 et 713 kilogrammes, Galileo SAT 7 et 8 ont été construits par OHB-System en Allemagne. La charge utile a été fournie par SSTL au Royaume-Uni pour le compte de l'Esa.

Initialement, Galileo devait entrer en service dès cette année, mais l'échec du 22 août 2014 a bouleversé le calendrier. Le lanceur russe n'avait pas réussi alors à placer sur leur orbite deux précédents satellites de la constellation.   Suite...

 
Représentation de la constellation de satellites du système Galileo. Le lanceur russe Soyouz a mis en orbite vendredi les satellites 7 et 8 du programme Galileo, relançant le projet européen de système de géolocalisation sept mois après l'échec retentissant d'une mission semblable. /Image d'archives/REUTERS