Intel discuterait du rachat d'Altera

vendredi 27 mars 2015 22h38
 

(Reuters) - Le géant des semi-conducteurs Intel discute du rachat de son concurrent plus petit Altera, une transaction susceptible de représenter plus de 10 milliards de dollars (9,2 milliards d'euros), a rapporté le Wall Street Journal vendredi, juste avant la clôture de Wall Street.

Un rachat d'Altera, spécialisé dans des puces programmables utilisées dans les antennes relais des réseaux mobiles, dans le domaine militaire et dans d'autres applications industrielles, soulignerait la détermination du directeur général d'Intel Brian Krzanich de développer l'entreprise dans d'autres marchés au vu du déclin de celui du PC.

Selon un trader, c'est cet aspect ainsi que la rentabilité élevée d'Altera qui explique le bond de 6,38% d'Intel ce vendredi.

Le titre Altera s'est pour sa part envolé de 28,4% à 44,41 dollars. A la clôture de jeudi, la société pesait 10,4 milliards de dollars en Bourse.

D'autres acteurs du secteur des semi-conducteurs ont également vu leur titre fortement progresser, comme Xilinx (+5,85%) ou encore Skywork Solution (+6,22%).

Intel a refusé de faire le moindre commentaire au sujet de ce qui, le cas échéant, pourrait être la plus grosse acquisition de l'histoire du groupe. Altera n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.

Les modalités d'un accord potentiel ainsi que son calendrier ne sont pas connus, a souligné le Wall Street Journal.

Intel et Altera ont noué un partenariat en 2013, avec le premier, et c'était une première pour lui, acceptant de fabriquer des puces pour le compte d'Altera.

Avant ce partenariat, qui s'est élargi depuis, Intel s'était toujours montré réticent au moindre partage de technologies.

(Devika Krishna Kumar à Bangalore, Noel Randewich à San Francisco et Bill Rigby à Seattle, Benoît van Overstraeten pour le service françaisfrançais)

 
Le géant des semi-conducteurs Intel discute du rachat de son concurrent plus petit Altera, une transaction susceptible de représenter plus de 10 milliards de dollars (9,2 milliards d'euros), selon le Wall Street Journal. /Photo d'archives/REUTERS/Pichi Chuang