Perte nette pour Numericable-SFR en 2014, synergies confirmées

jeudi 5 mars 2015 16h22
 

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Numericable-SFR s'est dit jeudi confiant dans sa capacité à atteindre son objectif de synergies à moyen terme après avoir enregistré une perte nette l'an dernier sous le coup des charges financières liées à sa dette.

L'opérateur né du mariage fin novembre du spécialiste du câble et du numéro deux français du mobile s'est déjà attelé à son vaste programme de réorganisation de ses activités et de réduction des coûts avec le lancement de 15 projets ciblés allant de la réorganisation de son activité entreprise à la baisse de ses frais généraux.

"Il n'y a aucun élément à ce stade qui vienne tempérer notre positivisme sur le fait de générer le niveau de synergies", a déclaré à des journalistes le directeur financier de la nouvelle entité Thierry Lemaitre.

Le propriétaire de l'opérateur, l'entrepreneur Patrick Drahi, avait fixé pour objectif ambitieux des synergies de l'ordre de 1,1 milliard d'euros par an à l'horizon 2017 au moment de l'annonce de la fusion au printemps dernier.

"A ce stade, nous sommes très confortables avec ce chiffre", a ajouté Thierry Lemaitre, précisant que le groupe aurait davantage de visibilité sur la question lors de la publication de ses résultats du premier trimestre.

Le groupe n'a communiqué à ce stade aucune prévision pour 2015, précisant seulement que la progression soutenue des ventes d'abonnements à la fibre constatée en fin d'année dernière s'était poursuivie sur les deux premiers mois de cette année.

La capacité du groupe à concrétiser rapidement son objectif de synergies et à renouer avec les bénéfices est d'autant plus cruciale qu'il doit faire face à des échéances de remboursement élevées après s'être lourdement endetté pour racheter les parts de Vivendi dans SFR.

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Patrick Drahi, président d'Altice, actionnaire majoritaire de Numericable-SFR. L'opérateur né en novembre dernier, numéro deux français des télécoms, a vu ses résultats reculer au titre de 2014, pénalisés par la guerre des prix sur le marché du mobile dans l'Hexagone. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer