Les géants européens des télécoms reprennent du poil de la bête

vendredi 27 février 2015 18h39
 

par Leila Abboud et Harro Ten Wolde et Julia Fioretti

PARIS (Reuters) - Les géants européens des télécoms se sont refait une santé financière après plusieurs années de résultats médiocres et de pressions réglementaires, séduisant des légions de nouveaux investisseurs au grand dam de leurs concurrents qui craignent la reconstitution de monopoles.

L'allemand Deutsche Telekom et l'espagnol Telefonica anticipent une hausse des chiffres d'affaires cette année tandis que le français Orange et le norvégien Telenor ont laissé miroiter des augmentations futures de dividendes, une motivation majeure pour les investisseurs dans ce secteur.

Cette renaissance des opérateurs historiques constitue un retournement majeur après cinq années de baisses répétées du chiffre d'affaires sous le coup de mesures réglementaires et de la concurrence d'acteurs du câble comme Liberty Global ou à bas coûts comme le français Iliad.

Plusieurs dirigeants attribuent ce redressement à l'essor de la technologie 4G dans le mobile et à l'attitude plus souple des autorités de régulation en matière de fusions-acquisitions.

Le directeur général de Deutsche Telekom, Tim Hoettges, attribue quant à lui le retour en force des anciens monopoles d'Etat au succès des offres associant téléphonie fixe, mobile, internet et télévision.

"C'est la convergence qui porte les historiques", a déclaré le dirigeant jeudi.

Pour la première fois en huit ans, ces opérateurs ont gagné des parts de marché dans le haut débit entre janvier et juillet 2014, selon des chiffres de la Commission européenne, surpassant la concurrence en mettant en avant la vitesse de leurs réseaux.

L'indice des télécoms européens affiche un bond de 15% depuis le début de l'année après une hausse de 7,5% l'an dernier.   Suite...

 
Les géants européens des télécoms se sont refait une santé financière après plusieurs années de résultats médiocres et de pressions réglementaires, séduisant des légions de nouveaux investisseurs au grand dam de leurs concurrents qui craignent la reconstitution de monopoles. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Bianchi