Gemalto n'a pas constaté de vol massif des clés de cartes SIM

mercredi 25 février 2015 13h46
 

par Cyril Altmeyer et Nicholas Vinocur

PARIS (Reuters) - Gemalto a estimé mercredi que le piratage dont il a été l'objet en 2010 et 2011 n'avait pas pu entraîner un vol massif des clés d'encryptage de ses cartes SIM car ces attaques n'ont touché que les parties externes de son réseau, où ne sont stockées ni ces clés, ni les données de ses clients.

Le spécialiste français de la sécurité numérique n'a pas l'intention de se lancer dans des poursuites contre les Etats-Unis et le Royaume-Uni, les faits étant difficiles à prouver, a déclaré son PDG Olivier Piou lors d'une conférence de presse où il a présenté les résultats des investigations menées par le groupe à la suite d'informations de piratage présumé de ses cartes SIM.

Citant des documents datant de 2010 fournis par le lanceur d'alerte Edward Snowden, le site internet The Intercept a révélé jeudi dernier que les services de renseignement britanniques (GCHQ) et américains (NSA) avaient surveillé des communications dans le monde à l'insu des gouvernements et des opérateurs télécoms.

En Bourse, l'action Gemalto, qui avait perdu 4,4% entre jeudi soir et mardi soir à la suite des révélations de The Intercept, s'adjuge 2,88% à 71,41 euros à 13h30, affichant la deuxième plus forte hausse de l'indice CAC 40 (-0,24%).

"Cette attaque semble nettement moins grave qu'estimé dans un premier temps et nous ne pensons pas que l'incident aura un impact tangible sur les perspectives à long terme de Gemalto", écrit Société générale dans une note.

Gemalto, qui publiera ses résultats annuels le 5 mars, avait indiqué lundi ne pas s'attendre à subir de préjudice financier "significatif".

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Dans les conclusions de son enquête sur un piratage présumé de ses cartes SIM par les services de renseignement britanniques et américains, Gemalto assure notamment que les attaques, qualifiées de "probables", n'ont pu résulter en un vol massif de clés d'encryptage de cartes SIM. /Photo prise le 24 février 2015/REUTERS/Dado Ruvic