Nexans, dans le rouge en 2014, donne la priorité aux économies

vendredi 13 février 2015 09h45
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Nexans a réduit de moitié sa perte annuelle en 2014 et s'est fixé pour seul objectif 2015 de poursuivre sa transformation et ses réductions de coûts.

En Bourse, le titre du fabricant de câbles fait un bond de 7,59% à 31,26 euros vendredi après une demi-heure de cotation, deuxième plus forte hausse de l'indice SBF 120 (+0,6%).

Le groupe, qui a décidé de ne plus communiquer de prévisions chiffrées en raison notamment de l'environnement économique très volatil, a fait état d'une perte nette, part du groupe, de 168 millions d'euros, imputable aux 197 millions d'euros de dépréciations d'actifs annoncées le 22 janvier.

Sa perte s'était élevée à 333 millions d'euros en 2013.

Nexans, qui avait déjà averti en octobre sur son chiffre d'affaires de l'année 2014, a également précisé que les indications en matière de perspectives données l'an dernier étaient désormais "caduques".

"Ceci ne signifie pas que nous ne savons pas où nous allons, nous savons où nous allons, nous allons dans le sens d'un approfondissement de nos initiatives stratégiques", a déclaré le directeur financier Nicolas Badré au cours d'une téléconférence de presse.

Ces initiatives ont déjà été présentées dans leurs grandes lignes par le nouveau directeur général Arnaud Poupart-Lafarge, promu le 1er octobre après que la fonction du PDG Frédéric Vincent eut été scindée pour mettre fin à une fronde d'actionnaires.

Ceux-ci étaient mécontents de voir le groupe français sous-performer son grand concurrent italien Prysmian, qui l'a détrôné en 2010 du rang de numéro un mondial du secteur après avoir acheté le néerlandais Draka, que Nexans convoitait également.   Suite...

 
Le fabricant de câbles Nexans affiche une nouvelle perte annuelle sous l'effet conjugué de dépréciations d'actifs déjà annoncées et de ses charges de restructuration, et a communiqué pour seul objectif 2015 de poursuivre sa transformation et ses réductions de coûts. /Photo d'archives/REUTERS