Qualcomm va payer une amende de 975 millions de dollars en Chine

lundi 9 février 2015 23h33
 

par Noel Randewich et Matthew Miller

SAN FRANCISCO/PEKIN (Reuters) - Qualcomm a annoncé lundi qu'il règlerait une amende de 975 millions de dollars (861 millions d'euros), qui met fin à une enquête de 14 mois des autorités chinoises qui soupçonnaient un abus de position dominante.

Le spécialiste des semi-conducteurs a ajouté qu'il reverrait à la baisse le montant des redevances sur ses brevets utilisés en Chine.

Qualcomm a révisé en baisse sa prévision de bénéfice annuel en raison de cette amende, qui représentera selon lui dans les 58 cents par action, en revanche il a relevé un peu le bas de sa fourchette prévisionnelle du chiffre d'affaires.

Il anticipe un bénéfice par action annuel de 3,56 à 3,76 dollars contre 4,04 à 4,34 dollars précédemment. Il prévoit aussi un CA annuel de 26,3 à 28 milliards de dollars contre 26 à 28 milliards précédemment.

Hors coût de l'amende et divers autres éléments exceptionnels, il projette un BPA de 4,85 à 5,05 dollars contre 4,75 à 5,05 dollars précédemment. Sur cette base, le consensus Thomson Reuters I/B/E/S donne un BPA de 4,96 dollars.

Les investisseurs ont salué le fait que la procédure soit terminée et l'action gagnait 1,6% à 68,18 dollars après la clôture du Nasdaq.

"Cela supprime une source importante d'incertitude pour notre entreprise et nous permet de réellement participer pleinement à la croissance du marché sans fil en Chine", a déclaré à Reuters le directeur général de Qualcomm Steve Mollenkopf. "Nous sommes heureux d'en avoir fini".

Les négociations entre Qualcomm et les autorités chinoises s'étaient intensifiées ces dernières semaines à Pékin, avec comme point d'orgue une rencontre, vendredi, entre des hauts dirigeants du groupe américain et des responsables de la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR).   Suite...

 
Le spécialiste de semi-conducteurs Qualcomm va régler une amende de 975 millions de dollars (861 millions d'euros), mettant fin à une enquête de 14 mois des autorités chinoises qui soupçonnaient un abus de position dominante. /Photo prise le 5 novembre 2014/REUTERS/Mike Blake