RPT-La protection des données passagers pourrait évoluer

mercredi 21 janvier 2015 19h14
 

par Mark John

PARIS (Reuters) - Répétition corrigée du titre.

Les autorités européennes chargées de la protection des données privées vont se réunir dans les prochains jours pour discuter d'une possible révision de leur position jusque-là réservée sur le partage des données sur les passagers des compagnies aériennes, a déclaré mercredi leur chef de file.

Après les attentats qui ont frappé Paris, le président du Conseil européen Donald Tusk a exhorté la semaine dernière les députés du Parlement européen à accepter la création d'une base de données communautaire rassemblant des informations personnelles sur les passagers des compagnies aériennes.

Les parlementaires se sont jusqu'à présent opposés à la création d'un tel fichier dit "PNR" pour Passenger Name Record en raison des risques qu'il pose à leurs yeux pour la protection de la vie privée des citoyens européens.

"Le G29 a eu une position réservée jusqu'à présent", a déclaré à la presse Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente du groupe de travail G29 qui réunit des représentants de l'ensemble des autorités européennes chargées de la protection des données privées.

"Nous allons en parler dans une dizaine de jours", a ajouté celle qui dirige également la Cnil française.

Dans un avis rendu en 2011, les Cnil européennes avaient à l'époque estimé qu'il n'était pas prouvé qu'une collecte massive de données sur les passagers améliorerait la sécurité, la qualifiant de réponse "disproportionnée".

Isabelle Falque-Pierrotin a toutefois suggéré qu'un éventuel PNR européen pourrait être accompagné de garanties concernant la protection de la vie privée. Ces garanties pourraient notamment porter sur l'accès aux données, la durée pendant laquelle elles seront conservées ou encore la sécurité des bases de données.   Suite...

 
Répétition du titre. Les autorités européennes chargées de la protection des données privées vont se réunir dans les prochains jours pour discuter d'une possible révision de leur position jusque-là réservée sur le partage des données sur les passagers des compagnies aériennes.  /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol