La France en état de vigilance accrue face aux cyberattaques

mardi 20 janvier 2015 21h22
 

par Marine Pennetier

LILLE (Reuters) - Dix jours après une série d'attentats djihadistes, la France reste en état d'alerte et de vigilance face aux cyberattaques, qualifiées de "basiques" pour l'heure, mais qui pourraient viser à court ou moyen terme des secteurs stratégiques.

Dans les jours suivant les attentats qui ont ébranlé la France du 7 au 9 janvier, quelque 25.000 sites ont été piratés, dont plus de 1.300 attaques commises par des groupes de pirates informatiques "se revendiquant d'organisations islamistes" radicales, selon le ministère de l'Intérieur.

"Suite aux attentats, on a observé une recrudescence d'attaques contre des sites internet consistant à identifier des sites peu sécurisés et vulnérables pour modifier le message qui est porté et le remplacer par un message pro-djihadiste, pro-terroriste ou anti-Charlie Hebdo", souligne Guillaume Poupard, directeur général de l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information).

Si ces attaques sont d'un "faible niveau technique", elle ne doivent pas pour autant être prises à la légère au vu de leur impact médiatique, a-t-il indiqué mardi lors du forum international de la cybersécurité à Lille.

"Nous sommes très vigilants à faire en sorte que ces attaques ne soient pas là pour masquer des choses beaucoup plus graves qui pourraient viser à rentrer au coeur des systèmes d’information, soit pour voler de l’information soit pour chercher à détruire ces systèmes d’information", ajoute-t-il.

Parmi les scénarios envisagés, l'attaque lancée contre des "opérateurs d’importance vitale" (OIV), des entreprises et organisations dans les secteurs de l’énergie, l'eau, les transports, la finance ou encore l'industrie.

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Dix jours après une série d'attentats djihadistes, la France reste en état d'alerte et de vigilance face aux cyberattaques, qualifiées de "basiques" pour l'heure, mais qui pourraient viser à court ou moyen terme des secteurs stratégiques.  Dans les jours suivant les attentats du 7 au 9 janvier, quelque 25.000 sites ont été piratés, dont plus de 1.300 attaques commises par des groupes de pirates informatiques "se revendiquant d'organisations islamistes" radicales. /Photo d'archives/REUTERS/Pawel Kopczynski