BT serait sur le point de choisir entre O2 et EE

jeudi 11 décembre 2014 20h05
 

LONDRES/MADRID (Reuters) - La bataille autour du partenariat avec BT s'est intensifiée jeudi avec le départ pour Londres du président de Telefonica, propriétaire d'O2, et la proposition des actionnaires d'EE d'être payés en partie en actions pour faciliter une transaction.

L'opérateur télécoms historique britannique est en discussions depuis novembre à la fois avec O2, la filiale en Grande-Bretagne de l'opérateur télécoms espagnol Telefonica, et EE, la coentreprise d'Orange et Deutsche Telekom.

BT souhaite racheter l'un des deux opérateurs afin de prendre pied sur le marché de la téléphonie mobile.

Selon des sources proches du dossier, les actionnaires de EE ont accepté d'être payés en partie en actions BT pour faciliter une transaction. C'est également le cas de Telefonica, selon d'autres sources au fait de la situation.

Trois sources ont déclaré que BT devrait choisir d'ici le début de la semaine prochaine, voire avant, avec qui, d'O2 ou d'EE, il entamera des discussions exclusives en vue d'une fusion.

Signe de l'intensification des discussions, le président de Telefonica Cesar Alierta a quitté l'Espagne pour Londres jeudi afin de participer aux négociations avec BT.

Un accord avec Telefonica reviendrait à restituer O2 à son propriétaire d'origine. L'opérateur mobile avait été scindé de BT par le biais d'une introduction en Bourse en 2001 et racheté par Telefonica en 2006.

"BT ne devrait pas prendre beaucoup de temps pour choisir entre les deux ", a déclaré une source, précisant qu'une annonce pourrait avoir lieu vendredi.

Il reste pour BT à déterminer quel actionnaire il voudrait accueillir. Telefonica a eu des relations orageuses avec un précédent associé, Telecom Italia, dont il a été le principal actionnaire mais qu'il cherche à revendre.   Suite...

 
L'opérateur britannique BT devrait choisir d'ici le début de la semaine prochaine avec qui, d'O2 ou d'EE, il entamera des discussions exclusives en vue d'une fusion pour reprendre pied sur le marché de la téléphonie mobile. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Staples