Telecom Italia prêt à étudier une fusion avec Oi au Brésil

vendredi 7 novembre 2014 17h42
 

par Danilo Masoni

MILAN (Reuters) - Telecom Italia doit étudier les possibilités de rachat ou de fusion avec l'opérateur Oi au Brésil, a dit vendredi son administrateur délégué, Marco Patuano, qui cherche à renforcer la position de sa filiale locale.

Le neuvième opérateur européen, engagé dans des cessions d'actifs destinées à réduire son endettement et à financer ses investissements, a perdu cet été au Brésil la bataille pour la prise de contrôle de GVT, la filiale locale de Vivendi, ce qui laisse TIM Particiacoes, qu'il détient à 67%, en position de faiblesse dans un marché en pleine consolidation.

Des sources ont rapporté fin octobre qu'un groupe de concurrents de Telecom Italia emmené par Oi s'apprêtait à lancer une offre conjointe sur TIM Brasil via une opération complexe, soumise au feu vert des autorités antitrust.

"Je pense qu'il est nécessaire d'explorer la possibilité d'une opportunité stratégique de cette ampleur", a déclaré Marco Patuano lors d'une conférence pour les analystes financiers, en réponse à la question de savoir si le groupe italien pourrait être intéressé par un rachat d'Oi ou par un rapprochement avec celui-ci.

"Nous ne sommes pas dans l'urgence et nous ne voulons pas faire une opération à tout prix", a-t-il ajouté lors de la conférence téléphonique, après avoir présenté les résultats du groupe sur les neuf premiers mois de l'exercice fiscal.

L'administrateur délégué a réaffirmé que le Brésil était un marché stratégique pour le groupe qui n'envisagerait de vendre TIM Brasil qu'en cas d'une offre très attractive.

TIM Brasil a mandaté Banco Bradesco pour étudier les "alternatives stratégiques", tandis qu'Oi a engagé BTG Pactual en vue de l'aider à chercher d'éventuels partenaires pour lancer une offre conjointe su TIM Brasil.

  Suite...

 
Telecom Italia doit étudier les possibilités de rachat ou de fusion avec l'opérateur Oi au Brésil, où l'opérateur italien cherche à renforcer la position de sa filiale locale. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce