Amazon ne parvient plus à faire rêver Wall Street

dimanche 26 octobre 2014 19h06
 

par Deepa Seetharaman et Ross Kerber

SAN FRANCISCO/BOSTON (Reuters) - Pour Amazon, Wall Street n'est plus un long fleuve tranquille.

Pendant des années, le groupe de commerce électronique a séduit les investisseurs grâce à une croissance effrénée et une diversification ininterrompue qui lui ont valu l'une des valorisation les plus élevées du marché, mais les résultats publiés jeudi ont valu au groupe une lourde sanction, signe d'une grave crise de confiance.

Le titre Amazon a perdu 8,3% vendredi pour finir la journée à 287,06 dollars, au plus bas depuis un an. La capitalisation du groupe a fondu en quelques heures de plus de 12 milliards de dollars (9,5 milliards d'euros). Depuis janvier, le cours d'Amazon a chuté de près d'un tiers.

L'empire dirigé par Jeff Bezos a déçu les attentes des analyses financiers à tous les niveaux: sur les marges, sur le résultat net (négatif) et sur le chiffre d'affaires. Et il ne prévoit que 7% à 18% de croissance du chiffre d'affaires pour les trois derniers mois de l'année, qui incluent la période cruciale des fêtes.

Cela pourrait bien finir de décourager certains investisseurs, déjà préoccupés par un ratio cours/bénéfice à trois chiffres et une incapacité chronique à enrayer la hausse des coûts.

"Ils sont en train de se disperser dans toutes les directions" au-delà des activités stratégiques que sont la distribution sur internet et les services en ligne, estime Matthew Benkendorf, gérant de Vontobel Asset Management.

"Ils sont devenus leur pire ennemi", ajoute-t-il. "Ils ont vraiment besoin de réfléchir à ce qu'ils sont et de se reconcentrer."

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Pendant des années, le groupe de commerce électronique Amazon a séduit les investisseurs grâce à une croissance effrénée et une diversification ininterrompue qui lui ont valu l'une des valorisation les plus élevées du marché, mais les résultats publiés jeudi ont valu au groupe une lourde sanction, signe d'une grave crise de confiance. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking