Netflix veut se concentrer sur l'Europe avant de voir plus loin

lundi 15 septembre 2014 16h40
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Netflix veut se concentrer dans l'année qui vient sur la réussite de sa conquête des consommateurs français et allemands avant d'envisager une nouvelle phase de son expansion qui pourrait l'emmener en Asie, a déclaré à Reuters son PDG Reed Hastings.

Déjà présent dans 40 pays, le groupe aux 50 millions d'abonnés a donné lundi à Paris le coup d'envoi de son plus vaste projet d'expansion depuis son entrée en Amérique latine en 2011. Suivront l'Allemagne, la Belgique, la Suisse et l'Autriche dans les jours à venir.

Netflix ne compte pas s'arrêter là et pourrait prochainement mettre le cap vers l'Asie, explique Reed Hastings, le cofondateur de l'ancien loueur de DVD qui ambitionne de devenir une plateforme mondiale à l'horizon des dix prochaines années.

"Quand on regarde l'Asie, la Corée et le Japon sont des choix évidents car il s'agit de pays aisés avec beaucoup de contenus et d'accès internet", a-t-il expliqué, citant aussi l'Espagne comme possible cible.

Mais Netflix devra d'abord réussir son pari européen avec l'objectif d'atteindre d'ici cinq à dix ans en France et en Allemagne la même part de marché qu'il contrôle aujourd'hui aux Etats-Unis, soit 30% des foyers.

"Pour cette année, nous allons nous concentrer sur notre succès ici. Après le lancement, c'est là que le vrai travail commence : améliorer le contenu et intégrer les "boxes"", a-t-il ajouté lors d'un entretien à Paris.

L'offre de Netflix sera proposée entre 7,99 euros et 11,99 euros par mois dans l'Hexagone, comme dans la majorité des autres pays européens, et donnera accès à un vaste catalogue de séries, de films et de programmes pour enfants, pour certains originaux telle la production maison "Orange is the new Black" ou des inédits comme la série "Fargo".

Le pari est audacieux pour Netflix qui s'était jusque-là confronté en Europe à des territoires où l'anglais était largement utilisé.(voir)   Suite...

 
Le PDG de Netflix, Reed Hastings. Le groupe aux 50 millions d'abonnés veut se concentrer dans l'année qui vient sur la réussite de sa conquête des consommateurs français et allemands avant d'envisager une nouvelle phase de son expansion qui pourrait l'emmener en Asie. /Photo prise le 15 septembre 2014/REUTERS/Gonzalo Fuentes