Les petits actionnaires pas spécialement intéressés par Alibaba

lundi 8 septembre 2014 11h58
 

par Jessica Toonkel

(Reuters) - Quand le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a dévoilé en début d'année son projet d'introduction en Bourse (IPO) aux Etats-Unis, les conseillers financiers s'attendaient à être assaillis d'appels d'investisseurs individuels enthousiastes.

Alibaba, qui vend plus qu'Amazon et EBay réunis, pourrait lever jusqu'à 21 milliards de dollars (16,2 milliards d'euros) via sa mise sur le marché. Le groupe est considéré comme l'opération boursière la plus alléchante depuis la cotation de Facebook en 2012, même si la fourchette de prix annoncée vendredi est inférieure aux attentes du marché.

Les actionnaires individuels n'ont généralement droit qu'à 10% à 20% des grandes introductions en Bourse et les conseillers financiers sont surpris de ne pas être plus sollicités que cela.

"Les gens sont sur Facebook, ils connaissent, mais personne n'a jamais entendu parler d'Alibaba", souligne Bob Mecca, conseiller chez Hoffman Estate, dans l'Etat de l'Illinois.

Le nombre de demandes de renseignements sur l'IPO d'Alibaba est aux environs du quart de ce qu'il était pour Facebook, au même stade d'avancée du dossier, et aux environs de la moitié de ce qu'il était pour Twitter, note Steve Quirk, du courtier discount pour traders actifs, TD Ameritrade Holding.

Robert Christie, un porte-parole d'Alibaba a refusé de commenter ces informations, évoquant le devoir de réserve pendant la période qui précède une introduction en Bourse.

La décision d'Alibaba de fixer la fourchette de prix entre 60 et 66 dollars par action ADS (certificats d'action étrangère) est un signe que le groupe ne tient pas tellement à attirer des petits actionnaires américains, qui prefèrent acheter des titres à des prix beaucoup plus bas. Alibaba aurait pu lever les mêmes sommes en vendant un plus grand nombre d'actions moins chers.

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Quand le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a dévoilé en début d'année son projet d'introduction en Bourse (IPO) aux Etats-Unis, les conseillers financiers s'attendaient à être assaillis d'appels d'investisseurs individuels enthousiastes. Le nombre de demandes de renseignements est aux environs du quart de ce qu'il était pour Facebook, au même stade d'avancée du dossier, et aux environs de la moitié de ce qu'il était pour Twitter. :/Photo d'archives/REUTERS/Chance Chan