Telefonica songe à sortir du capital de Telecom Italia

lundi 1 septembre 2014 17h39
 

SANTANDER Espagne (Reuters) - L'opérateur téléphonique espagnol Telefonica ne souhaite pas rester actionnaire de son concurrent Telecom Italia une fois que le rachat de GVT auprès de Vivendi aura été finalisé, a déclaré lundi son président Cesar Alierta.

Un tel retrait aurait pour effet d'apaiser les autorités de la concurrence au Brésil, deuxième marché de l'opérateur espagnol après son marché intérieur.

Telefonica contrôle Vivo, premier opérateur mobile brésilien, lequel est en concurrence directe avec TIM Participaçoes, filiale brésilienne de Telecom Italia. En décembre, la CADE, la direction de la concurrence brésilienne, avait donné à Telefonica un an et demi pour se désengager de Telecom Italia ou trouver un nouvel associé pour Vivo.

Vivendi a annoncé jeudi dernier l'ouverture de négociations exclusives avec l'opérateur espagnol pour lui céder sa filiale brésilienne, aux dépens de Telecom Italia qui avait présenté une offre rivale.

"Après l'opération GVT, le message est clair: nous ne voulons pas rester dans Telecom Italia", a dit Alierta à la presse.

Telecom Italia s'est abstenu de tout commentaire.

Telefonica est actuellement actionnaire de Telecom Italia à hauteur de 14,8% via sa holding Telco. Il aura 8,3% des droits de vote de l'opérateur italien une fois converties des obligations à trois ans échangeables en actions Telecom Italia.

Telefonica avait dit qu'il émettrait pour 3,4 milliards d'euros d'actions nouvelles pour financer la partie cash de l'opération GVT mais Alierta avait ajouté qu'il pourrait garder les titres en réserves si une augmentation de capital se révélait trop délicate.

"Le financement de l'opération GVT ne nous préoccupe pas. Evidemment nous pouvons employer nos réserves à certaines choses... et si les marchés deviennent hystériques parce que les chars russes entrent en Ukraine ce ne sera pas la faute de nos actionnaires", a ajouté Alierta.

(Andres Gonzalez, Nicolas Delame et Wilfrid Exbrayat pour le service français)

 
Le président de Telefonica Cesar Alierta a déclaré que l'opérateur téléphonique espagnol ne souhaitait pas rester actionnaire de son concurrent Telecom Italia une fois que le rachat de GVT auprès de Vivendi aura été finalisé. /Photo prise le 27 février 2014/REUTERS/Andrea Comas