JPMorgan enquête sur une possible attaque informatique

jeudi 28 août 2014 16h44
 

BOSTON (Reuters) - JPMorgan Chase, première banque américaine par les actifs, enquête sur une attaque informatique dont elle aurait été victime et travaille avec les autorités pour en déterminer l'ampleur, a déclaré jeudi une porte-parole de l'établissement.

La banque est en train de prendre des mesures supplémentaires pour protéger les informations sensibles ou confidentielles, a dit Trish Wexler, ajoutant qu'aucune activité frauduleuse inhabituelle n'avait été constatée.

Le FBI a fait savoir mercredi soir qu'il enquêtait sur des informations parues dans la presse selon lesquelles plusieurs banques américaines ont récemment été la cible d'attaques informatiques.

"Nous travaillons avec le Secret Service pour déterminer l'étendue des cyberattaques qui auraient été menées contre des institutions financières américaines", a déclaré Joshua Campbell, porte-parole du FBI, dans un communiqué publié mercredi soir.

Il n'a pas donné davantage de précisions, ni même dit quelles entreprises étaient concernées.

JPMorgan a ouvert une enquête après la récente découverte d'un logiciel malveillant dans le réseau de la banque indiquant qu'elle était la cible d'une attaque, ont déclaré à Reuters deux sources proches du dossier.

Ces sources, qui ont demandé à ne pas être identifiées, ont ajouté que l'établissement devait désormais déterminer la gravité de l'attaque.

Mercredi, l'agence Bloomberg News avait fait état d'attaques menées mi-août par des Russes contre JP Morgan et une autre banque américaine dont le nom n'a pas été divulgué. Ces attaques auraient entraîné la perte de données sensibles.

Selon le New York Times qui cite quatre sources proches de l'enquête, des pirates informatiques ont infiltré ce mois-ci les réseaux de JP Morgan et d'au moins quatre autres banques américaines lors d'attaques coordonnées.   Suite...

 
JPMorgan Chase, première banque américaine par les actifs, enquête sur une attaque informatique dont elle aurait été victime et travaille avec les autorités pour en déterminer l'ampleur. /Photo d'archives/REUTERS/Neil Hall