Vivendi étudie les offres de rachat de sa filiale GVT

jeudi 28 août 2014 12h54
 

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud et Lisa Jucca

PARIS/MILAN (Reuters) - Vivendi va étudier dans la journée les offres concurrentes déposées par Telecom Italia et Telefonica pour reprendre sa pépite GVT qui aiguise les convoitises sur fond de recomposition des télécoms au Brésil.

Telecom Italia a officialisé jeudi matin une offre qui valorise GVT à sept milliards d'euros tandis que son concurrent espagnol a amélioré sa proposition en mettant désormais sur la table 7,45 milliards d'euros pour acquérir le "Free brésilien".

Vivendi, qui est propriétaire de la maison de disque Universal Music Group et du groupe de télévision Canal+, a ajouté que les deux offres financières étaient assorties de propositions de partenariat dans les contenus.

L'offre de Telefonica expire vendredi tandis que celle de Telecom Italia court jusqu'au 10 septembre.

"Le conseil de surveillance de Vivendi, qui se tient aujourd'hui, étudiera ces deux offres dans le meilleur intérêt des actionnaires de Vivendi et des salariés de GVT, et décidera de la suite à y donner", dit la société dans un communiqué.

Si Vivendi décidait de donner suite aux propositions de rachat de GVT, il se délesterait de son dernier actif dans les télécoms après avoir vendu successivement Maroc Telecom puis SFR - en passe d'être cédé à Numericable - dans le cadre de sa stratégie de recentrage dans les médias et les contenus.

Il resterait pour autant présent dans le secteur des télécoms puisque Telecom Italia comme Telefonica prévoient de lui octroyer une participation dans la future entité brésilienne qui naîtra de la fusion de leurs opérateurs locaux respectifs avec GVT. Vivendi se retrouverait également dans les deux cas au capital de l'ancien monopole italien Telecom Italia, dont Telefonica est indirectement le plus gros actionnaire.

  Suite...

 
Vivendi étudie les offres concurrentes déposées par Telecom Italia et Telefonica pour reprendre sa pépite GVT qui aiguise les convoitises sur fond de recomposition des télécoms au Brésil. :/Photo d'archives/:REUTERS/Christian Hartmann