Bouygues moins optimiste pour 2014, les télécoms pèsent

jeudi 28 août 2014 14h21
 

par Gilles Guillaume et Natalie Huet

PARIS (Reuters) - Bouygues a revu jeudi en légère baisse son objectif annuel de chiffre d'affaires après un premier semestre marqué par une poursuite de la migration de ses abonnés télécoms vers ses nouveaux tarifs moins élevés et par un ralentissement des commandes publiques dans la route.

Dans la division routes Colas, le directeur financier de Bouygues Philippe Marien a déclaré à Reuters, à l'issue de la présentation des résultats, qu'une réduction des effectifs était "probable" sur le site de Dunkerque, dans le cadre des mesures étudiées pour redresser l'activité de produits raffinés, notamment les huiles.

Le groupe de BTP, de télécoms et de médias a réalisé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice opérationnel courant de 134 millions d'euros, en baisse de 61,4% d'une année sur l'autre. Bouygues Telecom a accusé une perte opérationnelle courante de 41 millions sur la période, alors qu'il affichait un an plus tôt un bénéfice de 91 millions.

"Le résultat opérationnel courant (...) reflète principalement la baisse de profitabilité attendue chez Bouygues Telecom", a expliqué le groupe dans un communiqué. "Comme attendu, les résultats financiers du semestre sont affectés par la poursuite du 'repricing' du parc de clients mobiles."

Pour l'activité télécoms, Martin Bouygues, le PDG du groupe, a déclaré au cours d'une conférence de presse que l'objectif pour 2016 était de revoir à nouveau une croissance "significative" de l'Ebitda (résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements), ressorti en baisse de 29% au premier semestre.

Le dirigeant a toutefois répété ne pas avoir reçu d'offre pour Bouygues Telecom. "Sur la consolidation, pendant l'été, il ne s'est rien passé de particulier", a-t-il dit.

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Bouygues a revu en légère baisse son objectif annuel de chiffre d'affaires après un premier semestre marqué par une poursuite de la migration de ses abonnés télécoms vers ses nouveaux tarifs moins élevés et par un ralentissement des commandes publiques dans la route. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau