Les fonds prêts à vider leur portefeuille pour Alibaba

mercredi 27 août 2014 12h06
 

par Deepa Seetharaman et Ryan Vlastelica

SAN FRANCISCO/NEW YORK (Reuters) - Les prochains débuts à Wall Street d'Alibaba conduisent les investisseurs à examiner leur portefeuille pour y faire de la place.

L'offre publique de vente (IPO) du géant chinois du commerce en ligne, qui pourrait dépasser les 16 milliards de dollars (12 milliards d'euros) et battre ainsi un record pour une entreprise de technologie, est attendue à partir de la mi-septembre, au terme d'une tournée promotionnelle de deux semaines auprès des investisseurs ("roadshow") prévue dans la première quinzaine.

L'appétit des fonds d'investissement est tel qu'il sont prêts à se débarrasser pour l'occasion d'actions peu en vogue à Wall Street, notamment celles du grand rival d'Alibaba, Amazon, explique Jim O'Donnell, responsable de l'investissement à Forward, qui gère pour cinq milliards de dollars d'actifs.

"Toute entreprise dont les résultats sont inférieurs aux attentes et les prévisions peu excitantes risque d'être considérée comme un candidat à la vente pour faire de la place pour un tel morceau de choix", dit-il.

"Même s'il n'y aura pas de renouvellement de fond en comble des portefeuilles, j'imagine qu'Amazon fait partie de ceux qui pourraient en faire les frais", ajoute-il.

UN GORILLE À WALL STREET

Amazon, dont l'action a perdu 17% depuis le début de l'année, souffre à Wall Street parce que ses bénéfices ont fondu, en raison notamment d'investissements massifs dans tous les sens, des émissions de télévision aux drones en passant par les smartphones.   Suite...

 
Les prochains débuts à Wall Street d'Alibaba conduisent les investisseurs à examiner leur portefeuille pour y faire de la place. L'offre publique de vente du géant chinois du commerce en ligne, qui pourrait dépasser les 16 milliards de dollars (12 milliards d'euros) et battre ainsi un record pour une entreprise de technologie, est attendue à partir de la mi-septembre. /Photo prise le 23 avril 2014/REUTERS/Chance Chan