Deutsche Telekom snobe l'offre d'Iliad sans rien exclure

jeudi 7 août 2014 15h14
 

par Harro Ten Wolde

FRANCFORT (Reuters) - Deutsche Telekom a rejeté jeudi l'offre du français Iliad sur sa filiale américaine T-Mobile US et estimé que les autorités du secteur devaient aider les petits opérateurs à rivaliser avec les gros s'ils les empêchent de fusionner entre eux.

L'opérateur allemand réalise environ un tiers de son chiffre d'affaires et 20% de son bénéfice d'exploitation aux Etats-Unis mais il estime que T-Mobile US ne dispose pas de la masse critique, des fréquences et des capitaux suffisants pour tenir son rang face aux deux leaders du marché, AT&T et Verizon Communications.

Il tente donc depuis fin 2011 de vendre sa filiale mais s'est heurté à deux reprises à l'opposition des autorités américaines de la concurrence, qui souhaitent le maintien de quatre grands opérateurs sur le marché.

Mercredi, l'action Deutsche Telekom a perdu jusqu'à 5% après la décision de Sprint de renoncer à son projet de rachat de T-Mobile US.

Jeudi, le président du directoire Tim Hoettges a laissé la porte ouverte à un éventuel désengagement du marché américain.

"Nous avons toujours dit que nous serions ouverts à des offres pour T-Mobile US qui permettraient d'améliorer sa situation et celle de ses actionnaires", a-t-il dit lors d'une téléconférence. "Pour l'instant, nous ne disposons pas d'une offre qui répondre à ces critères."

Ces propos reviennent indirectement à rejeter l'offre du français Iliad, propriétaire de Free, qui se dit prêt à payer 33 dollars par action T-Mobile US pour 56,6% du capital.

Une source proche d'Iliad a déclaré jeudi que le groupe envisagerait une éventuelle amélioration de son offre mais qu'il souhaitait au préalable discuter avec Deutsche Telekom pour mieux cerner ses attentes.   Suite...

 
Deutsche Telekom a rejeté jeudi l'offre du français Iliad sur sa filiale américaine T-Mobile US et estimé que les autorités du secteur devaient aider les petits opérateurs à rivaliser avec les gros s'ils les empêchent de fusionner entre eux. /Photo d'archives/REUTERS/Kacper Pempel